‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 57 sur 224 · Ibid., p. 51 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., p. 51 et suiv

xLVi La librairie

mond ; la Somme des vices et des vertus ; la Somme dse cas de conscience de Raymond de Penafort ; la Somme des vices de Guillaume de Brosse ; le Commentaire sur le Cantique des cantiques par Gerson.

Parmi les ouvrages mystiques, nous rencontrons : l'Horloge de Sapience, les Prophéties de Joachim de Flore et la Voie de Notre-Seigneur, les Méditations sur les bienfaits de Dieu. Parmi les vies de saints : les Vies des Pères, trois exemplaires de la Légende Dorée, les vies de saint Brendan, de saint Alban, de saint Firmin, de saint Second, de saint Martin, de Notre-Dame et la légende des trois Maries de Jean de Venette. Parmi les ouvrages de piété : divers Bréviaires, des Cantiques, des Heures, des Missels et des Ordinaires; les Offices de sainte Clotilde, de saint Gabriel, du Saint-Sacrement et de la Sainte- Chapelle; le Livre de "confession, le Donat de dévotion et divers recueils d'Oraisons, quelques-uns autographes.

Le droit était représenté par les deux ouvrages commentés dans les écoles, les Decrétales (en français) et les Institutes. Parmi les livres de philosophie on compte cinq exemplaires d'Aristote (deux exemplaires des Ethiques et des Politiques de la traduction d'Oresme; les Problèmes de la translation d'Evrard de Conty ; le Livre des Secrets ; la Logique). Parmi les encyclopédies, le Trésor de Brunet Latin en français; trois exemplaires du Propriétaire des choses par Barthélémy de Glanville dit l'Anglais (deux exemplaires en français de la traduction de Corbechon, un exemplaire en latin) ' ; trois exemplaires de l'Information des princes de Gilles de Rome ; l'Archiloge Sophie et le Livre de bonnes mœurs par Jacques Legrant.

Les sciences étaient représentées par une Ph^'sique, une Géométrie, le Livre d'Astronomie, un Canon d'Astrologie, le Livre du Ciel et du Monde, une Disposition du temps.

Parmi les livres de médecine un Gallien, le Tacninum Sanitalis, le Régime de Médecine, un autre livre de Médecine, une Tour de Grant Richesse, un Bernard de Gordon ■', le

1. Sur cet ouvrage, cf. I;i notice de M. L. Delisle dans VHist. littéraire, 1888, t. XXX.

2. Sur ce personnage, cf. la notice de Littré dans VHist. littéraire, t. XXV, 1869.

DE CHARLES D ORLEANS XLVlI

poème de Simon de Couvin ' sur la peste de 1348, le traité de Pietro di Habano sur les poisons.

La littérature latine était assez abondante. On rencontrait d'abord dans la librairie les ouvrages élémentaires sur la grammaire : le traité d'^îilius Donatus, de oclo partibus orationis (le Douât) avec un petit traité de syntaxe de reghnine ; le doctrinal d'Alexandre de Villedieu^; le Catholicon, sorte de dictionnaire latin-français; le grand Caton en latin et deux exemplaires du petit Caton (le Catonet^K

Cicéron est représenté par les Tusculanes, le de Senectute, le de Officiis et les Paradoxes; Sénèque par les Déclamations, les Épîtres et les Remèdes. On comptait parmi les poètes trois exemplaires de Virgile, Horace, Juvénal, les Fables d'Esope. On remarquait trois exemplaires de Térence. Le texte d'Ovide par contre n'est représenté que par la traduction française en rimes -^.

Parmi les historiens, la librairie possédait le Tite Live en français de la translation de Pierre de Bersuire ; de Salluste, Catilina et Jugurtha en latin; une compilation française, le Fait des Romains, mise sous les noms d'Isidore, de Suétone et de Lucain ' ; les épitres latines de Sidoine. Nommons encore \'alère Maxime, en latin et sa traduction en français de Simon de Hesdin ; deux exemplaires de Yégèce, la « chevalerie » translatée par Jean de Meun ; Macrobe en latin et le traité de Solin sur les Merveilles, en latin.

Parmi les livres en français nous rencontrons d'abord quelques romans antiques : l'Histoire d'Alexandre '', celle de César, la Bataille et la destruction de Troie". Parmi les romans

1. Littrc dans la Bibl. deVEcole des Chartes, 1842, H, p. 201-245.

2. Cf. Thurot, De Alexaiuiri de Villa Dci Doctniiali ejusque foiiuna. Paris, 1850. (Not. et Extr. des Mss., 1868. X.XII, 28-56, 510-7.)

5. Ce sont les Disticha de moribus ad filiiim. On les attribuait à Caton le Censeur, à Caton d'Utique et parfois à un maître du nom de Tullius. Dès le .\ii° s. il en exista des versions en vers français.

4. Cf. G. Paris, Les anciennes versions françaises de l'art d'aimer, dans ]es Comptes rendus de l'Ac. des Inscriptions, 1884-1885.

Page 1