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Ibid., n° 6956 ; les signeaux étaient les gros grains

La librairie de Charles d'Orléans. IV

i LA LIBRAIRIE

larmes de Job ', Il offrait des cierges aux églises % suivait les processions ^ et se montrait bénin aux pauvres gens ■*. Pieux en particulier aux saints blésois, à saint Solemne > et à saint Sauveur ^, à Madame Catherine de Fierboys ", a la chapelle Saint-Vincent du Châtelet d'Orléans ^ ; il faisait écrire des oraisons à Notre-Dame de Liesse ">.

Et sans doute c'était le devoir de tout prud'homme; sa religion du moins ne parait pas morose. Il avait partagé les idées de toutes les âmes pieuses de son temps et croyait que par la défaite Dieu avait puni la France de ses péchés; des saints du Paradis il avait attendu sa délivrance '°. Dans le discours qu'il prononça en faveur de son gendre d'Alençon, à Vendôme, il s'est exprimé, avec la bonhommie en plus, comme un véritable clerc : de mémoire, il paraphrasa le Psautier, un lieu commun sur la valeur morale de la souffrance et du châtiment ". La seule lecture des poésies n'aurait rien fait soupçonner de tel et l'étude de la bibliothèque permet ici de préciser un trait de sa physionomie assez molle et diverse.

Sa librairie nous le montre encore curieux de médecine et nous le voyons, de bonne heure, dans ses poésies, déplorer, avec la captivité, une vieillesse prématurée, la lourdeur et l'impuissance de sa pensée commede son corps '-. Son meilleur ami sera son médecin. Il est difficile d'imaginer autour de Charles d'Orléans un plus grand nombre d'apothicaires, de barbiers, de chirurgiens et de médecins ''. Peutêtre il y avait là plus de curiosité que de besoin : il aimait

1. De Laborde, III, u° 6967; une sorte de pois durci et poli qui venait de l'Orient.

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