Ed. Guichard, p
13. M. de Laborde a relevé les noms de 62 de ces personnages autour de Louis et de Charles (t. III).
DE CriARLES d'oRLÉAMS ti
à connaître les drogueries, les poisons, les épreuves de baume et de triade '.
Pierre de Vaux fut son premier médecin - ; c'est lui qui en 1409 ordonna « plusieurs parties d'apothicairerie et de dragée magistrale » ' ; dans son grand besoin, il lui prêtait de l'argent^ en 141 5 : c'était donc un ami. En ce temps-là, on rencontre encore autour de lui comme médecins Jean Lelièvre >, Jean de Prusse ^ et Girart Pion '. Rentré en France, il fut soigné en 1443 par M^ Gorre, chirurgien ^ ; par Robert Poitevin qui devait lui continuer ses soins jusqu'à ses derniers jours 9; par M. Courrat '°, médecin à Lyon en 1449 ; par Pierre deBombelles ", Guillaume Gaviau '^ et Gilles Boulard ''>, qui lui vendait des drogues '-^ ; quant à Guillaume Feliant il était barbier à Blois''. Parmi ces personnages, Jean Caillau '^ mérite une mention particulière. Il fut son intime ami et tous deux avaient la passion des livres et des échecs '' ; pour ne pas désobliger son maître, il rimait, n'étant guère poète de par nature. Poitevin fut appelé parfois en consultation '^ et Geoffroy Allenquin lui donna des soins lors de la maladie qui l'emporta "^, à l'âge de 70 ans, malgré tant de médecins.
Médecine et pharmacie faisaient à Blois l'objet de plaisanteries faciles, de conversations dont nous conservons un écho