‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 61 sur 224 · LU LA LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

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dans le recueil des poésies du duc. A un sien ami, Charles dit :

Puisqu'estes en chaleur d'amours Pour Dieu laissez veoir vostre orine On vous trouvera médecine Qui briefment vous fera secours... '

Une dame y consolait de la sorte son amoureux :

Il ne fault ja vostre pousse taster Fièvre n'avez que de merencolie Vostre orine ne aussi regarder ; Tost se garist legiere maladie Médecine devez prendre d'oublié... ^.

Et, sur ses vieux jours, désespérant des médecins et accablé de goutte, Charles d'Orléans dit encore :

Asourdy de Nonchaloir, Aveuglé de Desplaisance, Pris de goûte de Grevance, Ne scay à quoy puis valoir...

Se le médecin Espoir (Qui est le meilleur de France !) N'v met briefment pourveance Vieillesse estaint mon povoir 5.

Le recueil de ses poésies contient encore des recettes ■*, et Simonnet Caillau a formulé l'une d'elles avec une philosophie que Charles d'Orléans n'appréciait sans doute pas > :

Du triade de repentir, Pour tes accez faire faillir.

Prendras, sur les appoticaires, Avecques sirops nécessaires Faiz en sucres de repentir!

Charles d'Orléans était sédentaire et depuis son retour en France il séjourna presque toujours à Blois : parfois il descendait en bateau jusqu'à Orléans ^. Orléans c'était la grande ville

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