‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 62 sur 224 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

et ses fatigues ' ; à Bourges - il fut parfois pour des démarches à la cour et quelquefois il séjourna à Tours \ Son écurie était des plus simples "^ et il préférait sans doute la mule aux autres montures >. S'il a deux lévriers et deux épagneuls ^ il paraît avoir peu goûté la chasse ; il aimait cependant son chien Briquet « aux pendantes d'oreilles ' » et il philosopha sur la vieillesse de ce chien remplacé par le jeune Baude ^. En fait dans la liste de ses livres un seul traite de vénerie. Il chassait, comme il lisait, pour se désennuyer 9. Le séjour à la campagne était plutôt l'occasion de bonnes chères. Le duc s'y montra indulgent sur son vieil âge '° :

Puisque par deçà demeurons Nous, Saulongnois et Beausserons, En la maison de Savonnieres, Souhaidez nous des bonnes chieres Des Bourbonnois et Bourguignons.

Aux champs, par hayes et buissons, Perdrix et lyevres nous prendrons Et yrons pescher par rivières Puisque par deçà demourons.

Vivres, tabliers, cartes aurons

Ou souvent nous estudirons

Vins, mangers de plusieurs manières ;

Calerons sans faire prières

Et de dormir ne nous faindrons

Puisque par deçà demourons ".

On sait par contre la passion qu'il eut pour les échecs dont l'ingénieuse complication convenait si bien à la subtilité naturelle de son esprit comme à sa longue condition de

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