‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 72 sur 224 · Cum Gallis essem tantum versatus in oris · texte numérisé non relu

Cum Gallis essem tantum versatus in oris

Ut jam nota michi Gallia lingua foret Perlegeremque illos studio vehementer libellos Q.U0S eadem multos scribere lingua solet, Fausta michi gratum tribuit fortuna libellum In quo sunt multi carmina plena jocii, In quo praeterea moralia plurima vitaï.

(M$. de Grenoble 873).

6. P. Champion, Le Manuscrit autographe des poésies de Charles d'Orléans, Paris,

Charles relut dans cet exemplaire ses propres compositions, les corrigea, y écrivit de sa main des pièces nouvelles, ainsi que ses familiers, en fit transcrire d'autres par ses secrétaires \ Et, selon les besoins, on ajoutait à cet exemplaire de nouveaux cahiers de parchemin ^.

Marie de Clèves, qui était cultivée et aimait les livres \ pratiquait, comme tout le monde à Blois, la poésie. Avant 1456 elle fit prendre copie des poésies de son mari ; on compléta par la suite cette première copie progressivement, suivant le développement du manuscrit de son mari, complément parfois assez indépendant, Marie de Clèves ayant ses serviteurs particuliers qui rimaient aussi '^. Son manuscrit paraît bien avoir été arrêté avant 1458 5.

La transcription et la traduction de l'Astesan furent terminées entre 1461 et 1463 ^. Tous les autres manuscrits dérivent de l'exemplaire original et en partie autographe que nous avons signalé à nouveau 7.

Et c'est un fait que nécessairement Charles d'Orléans transcrivit dans sa prison ses propres besognes et, pour passer

1. p. Champion, Le Manuscrit autographe des poésies de Charles d'Orléans, p. 8, 9.

2. Compte du i" juillet 1455 « A Michau Boudct, marchant, demeurant a Blois, pour xiiij peaulx de veslin, baillées a Bertrand |Richart] pour adjouster et mettre ou livre des Ballades de Ms., xxij s. t.. » (De Laborde, III, n° 6765.) ,

3. Voir notre appindice I et la ballade acrostiche du ms. deCarpentras 37$, fol. 76.

4. Ms. deCarpentras 375. Certaines de ces transcriptions sont antérieures à des grattages et aux corrections opérées sur le ms. fr. 25458.

5. On lit dans un compte du mois de février 1457 « A Bertran Richart, varlet de chambre de m.d.s. le xxiiij" jour dudit mois, pour don a lui fait par ledit seigneur pour sa paine et salaire d'avoir escript ou livre de Madame la duchesse aucune des ballades des livres de m.d.s.xiij s. ix d. » — On n'y retrouve pas les ballades dites du concours de Blois qui sont de l'année 14S9.

6. Le ms. de Grenoble 873 contient un traité de rc funcra renfermant 3 épitaphes de Charles VII (4 juillet 1461) ; d'autre part il a été relié à Blois en 1463 (description du catalogue de Courcelles reproduite par De Laborde, III, n" 7026). Ce ms., publié comme l'original en 1842 par Champollion-Figeac, donne dans l'ordre où il convient de les lire les chansons du duc et justifie ce que nous avons dit des inscriptions postérieures du ms. 25458; il est encore important par sa date certaine (1450), ce recueil se terminant au fol. 1 10 v" par la pièce : Comment voy je se Anglois esbahis. — Antonio Astesano, l'auteur de la traduction, suivit Charles d'Orléans en France en 1449 ; dans le courant de l'année 1455 il regagna Asti. De cette ville (1457) ^^^ daté le Poème sur le tremblement de terre du 5 décembre 1456.

7. Ms. fr. 1104 (très beau manuscrit, mais copie intelligente du ms. fr. 25458), exécuté avant 1465 (copié par Lacurne, Arsenal 3294). — Les mss. British Muséum, Harley 6916 ; Arsenal 3457 ; les ms. fr. 9223 et fr. 1719 nous offrent des extraits.

LXil LA LIBRAIRIE

le temps, deux livres de prières que nous ne possédons plus *. Son écriture, plus belle que celle de son frère Jean-, plus lente que celle du bâtard ', demeura sensiblement identique à elle-même. Nous la connaissons par des actes entiers transcrits de sa main pendant sa captivité +, par des annotations ^ à des actes transcrits par ses secrétaires ou sur ses manuscrits '', par la suite des ex-libris de la librairie ', par la tran-

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