Boivin, n
2. Sur les mss. autograplies de Jean d'Angoulème voir le beau travail de M. G. Dupont-Ferrier, Jean d'Orlémis comte d'Angoiûcme d'après sa hihVwthèqiie dans la Bihl. de la Faculté des Lettres de Paris, t. III (1897), p. 39 et notre appendice II. — L'écriture du comte d'Angoulème est plus aiguë et son A capital, en forme de chapeau pointu, assez différent. Certaines lettres ont m.ilgré tout un grand air de famille.
3. Nous en avons un exemple très important dans la grande lettre non datée (Lyon, 1463, I septembre) (Arch. Nat., K. 72, n" 8'''').
4. Nous reproduisons une grande lettre de 52 lignes (350 X 280 mil.) datée du 14 septembre 1419 (ms. fr. 12765, fol. 3); la lettre secrète relative aux affaires de Milan, envoyée en 1422 à l'insu des Anglais et dont la divulgation aurait pu entraîner sa perte et celle de son frère (ms. fr., n. acq. 20810). — Le premier document est un beau spécimen de l'écriture reposée de Charles d'Orléans, sur papier ; le second est d'une écriture très rapide, raturée, sur une lanière de vélin facile à dissimuler. — Dans un inventaire des chartes du duc d'Orléans on lit : « Ensemble ung mémoire baillé a Orléans le Hérault par Monseigneur en Angleterre tout escript la main de Monseigneur » (Arch. Nat., K. 535, n° 26, fol. 8 v°); dans le registre de chancellerie (Arch. Nat., KK. 897, f. 93]. « Coppie de deux lettres closes signées du signet de monseigneur le duc Charles d'Orléans, escriptes de sa main, touchaus le don par lui fait à Monseigneur Jehan bastart d'Orliens son frère de sa conté de Perregort et des chastellenies de Remorantin et Millancy. » — Nous connaissons par la déclaration de Pierre Sauvage, en 1444, le sort de ces lettres : « Toutes les ceduUes en parchemin et papier envolez par Monseigneur le duc du pays d'Angleterre audit maistre Pierre Sauvage pour en faire faire les lectres et icelles par lui scellées et enfîllées en deux lassetz de fil puis que premièrement il eut la garde des sceaulx de mondit seigneur et avecques ce les registres faiz d'icelles cedulles. [En marge] Bailliès à Mons'" le duc a Blois qui les fîst porter en sa librairie par J. de Brucelles, présent J. de Saveuzes ; lesd. cedulles rebailliées audit M= Guillaume par mondit S', le iiij" jour de May ccccLij, présent Monseigneur, le prevost d'Orléans et moy, et le Fuzellier, pour icelles remectre du cofîre de M' Pierre Sauvage (Arch. Nat., K. 537, n° 27, fol. 22 r°).
5. 1408, 17 mai (Bibl. Nat., Fr. n. acq. 6525, n° i). 1418, 4 novembre (Arch. Nat., K. 64, n° 578). 1417-1418 (Arch. Nat., K. 500, n° 1).
1436, lo mai (Bibl. Nat., n. acq. fr. 3645).
1437, ^^'""'l (Kibl. Nat., P. Orig. 2158, n" 543) [Signalé par M. J. de Croy]. 1440, 27 octobre (Arch. Nat., K. 65, n° 157).
1449, 8 novembre (Arch. Nat., KK. 518 e, fol. 6) [Signalé par M. J. de Croy].
1438, 51 janvier (Bibl. de Blois, Collection sur le Blésois, n" 160).
6. J'ai étudié l'un d'eux (ms. lat. 10286, fol. 43 '), contenant un traité latin de Nicolas de Nicolaï annoté et sur lequel il a refait une fin de partie (Charles d'Orléans joueur d'échecs, 1908). Le Jugurtha de Salluste (ms. lat. 5747) contient quelques mots dans les marges, fol. 4 v", 3 v", 10 v°, 13 r°, 43 et 45 v°. (Voir le catalogue qui suit.)