‹ La lignée des poètes français au XIX siècleChapitre 12 sur 40 · CHARLES BAUDELAIRE · texte numérisé non relu

CHARLES BAUDELAIRE

— Ainsi va ma pensée, et la nuit est venue ; Je descends, et bientôt dans la foule inconnue

J'ai noyé mon chagrin :

Plus d'un bras me coudoie ; on entre à la guinguette, On sort du cabaret ; l'invalide en goguette

Chevrotte un gai refrain.

Ce ne sont que chansons, clameurs, rixes d*ivrogne, Ou qu*amours en plein air, et baisers sans vergogne,

Et publiques faveurs ; Je rentre; sur ma route on se presse, on se rue; Toute la nuit j'entends se traîner dans ma rue

Et hurler les buveurs.

- Lis Rayons jaunes. (Poésies de Joseph Delorme.)

T 'AUTREf une sorte de rappel de E. A. Poi, le "^^ Boileau romantique^ législateur de la beauté étrange et/Us naturel de Sainte-Beuve : Baudelaire, subtil essayeur de rythmes. Les précurseurs avaient refait un seimême siècle; lui, procède au grand onwre, décomposant et recréant des formes en son creuset^ d*où sortent des vapeurs curieusement attirantes: les fleurs du mal. Ce fut là un voyage vertigmeux — comme Faust descendant ehes les * mères* — à son invitation quelle âme résisterai F

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