VERHAEREN
T ESgensd^id
^^^ Ont du malhenr — et sont soumis.
Et leurs troupeaux rêches et maigres
Par les chemins rftpés et par les sablons aigres
Également sont les chassés
Aux coups de fouet inépuisés,
Des famines qui exterminent :
Moutons dont la fiitigue à tout caillou ricoche.
Bœufs qui meuglent vers la mort proche,
Vaches hydropiques et lourdes
Aux pis vides comme des gourdes,
Et les ânes avec la mort crucifiée
Sur leurs côtes scarifiées.
Ainsi s*en vont bétes et gens d^id Par le chemin de ronde Qui fait dans la détresse et dans la nuit Immensément le tour du monde.
Venant, dîtes, de quels lointains, Par à travers les vieux destins, Passant les bourgs et les bruyères Avec, pour seul repos, l*herbe des dmetières, Allant, roulant, faisant des nœuds De chemins noirs et tortueux, Hiver, automne, été, printemps.
Toujours lassés, toujours partants.
De l'infini pour l'infini.
(£.«5 Camp€^nê9 haUudnin* Lt Départ)
C^ADIS, U9 fiU de farnSOê aOaimt aux Ues, «/ avic un pécule^ viatique fimrm par la famille^ suivis de hardis compagnons: €mx<i, Raimbaud $i Laforgue, oui jeté au veni rhéntagt dts sOclss, mais Us ont fondé dts colonies tTart, Sur la nouvdle Poésie — comme une France Nouvelle — passent des bnses anciennes pavfoiSy mais le sol est vierge, les instruments sont neufs et — battant la côte — chante la mer des rythmes , . •