INTRODUCTION
Page XXIV.
A propos de l'incendie de l'hôtel-de-ville de Paris. Le service que peuvent rendre nos registres est toujours le même, mais la raison que je donne est mauvaise. Les registres de la Ligue n'existaient plus depuis bien longtemps avant les incendies de la commune, Henri IV les ayant fait brûler après son entrée dans Paris. On ne saurait le féliciter de cet acte qui le laisse sans doute bien au-dessus d'Omar, mais doit faire sourire maintenant Ferré.
Page CXXII.
a Impuissants contre les convenances du temps ont été tant de souvenirs. ...»
J'avais écrit et je rétablis :
ont été tant de souvenirs : amour intéressé des
vieux bourgeois, argent, peines, corvées, travaux de tout genre, mêlés aux pierres, ayant saigué dans le mortier, enfouis dans les parapets, représentés par les briques, les revè-
— '296 — tcments, les talus, veilles rappelées par les corps-de-garde, par les tours, les bastions, les portes à ponts-levis, menaces des canons tournés vers la plaine, services rendus, etc. Je veux saluer encore, etc.
Page 8.
Les comptes nous donnent les noms mêmes des hôteliers de ce temps :
L'hôtel du Bar avait pour maître Nicolas Garon ; l'hôtel du Grand-Hercule, Jacques de Grebemaisnil ; l'hôtel du Cerf, Jehan Delf; l'hôtel du Géant, Jean de Broutelles ; l'hôtel de l'Escu d'Azur, la veuve de Simon Le Quieu; l'hôtel de l'Escu de Brabanl, Anlhoine de Hault; l'hôtel de Saint-Anthoine, Nicolas Le Prebtre; l'hôtel du Chevallei, Jehan Boutart ; l'hôtel de la Fleur de Lys, Charles Le Roy; l'hôtel du Petit Sainct Jacques, Anne de Bussy; l'hôtel des trois Lombarls, Toussaint de la Fosse; l'hôtel de la Lanterne, François Briet; l'hôtel du Bois de Vincennes, Nicolas de Saveuzes; l'hôtel de la Teste de Bœuf, Josse Le Vieil. —Comptes de 1591-1592, à propos du secours porté à Rue.
Page 27, ligne 4 \ .
.... de Mollin. ... Il est inutile de dire qu'il s'agit de l'édit de Moulins.
De la page 54 à la page 67.
Cinquanteniers. Je voudrais pouvoir donner complets les statuts des cinquanteniers, je n'en ai trouvé que cet extrait :
« Extrait des statuts, ordonnances et règlement faicts par les maïeurs et escheuins pour la police et bon ordre de maistre, lieutenant et enseigne de la compaignie de la ville d'Abbeville.
« Art. 5. — Seront tenus iceux compagnons dudit ser-
ment et ciuquanteniers, quand on sonnera la grosse cloche ordonnée être sonnée en cas d'effroi, accompagner leurs dits maîtres sous leurs étendart et enseigne et obéir au commandement dudit maître sur peine de punition et 28 d'amende. « Art. 12. — Sont tenus, le jour de saint Barthélémy, aller et accompaguer leur maître sous leur étendart au marché d'Abbeville et, dudit marché, aller à la porte du maïeur de lad. ville, lequel est renouvelle ledit jour, et, pour ce, ont lesdits compagnons de la cinquantaine 40s tournois; et qui n'accompagnera led. maître cedit jour payera pour amende 2% la moitié à la confrérie et l'autre moitié au proffit des compagnons ; et, sous pareille amende, sont tenus de reconvoyer led. maïeur en sa maison ainsy que font les autres ciuquanteniers. »
Page 100.
Du dict jour (xxme du mois de septembre) Charles Delisles et David Crignon pour avoir joué à la pomme (sic) durant le saint service [condamnés en] vin3. — Argentiers, 1583-1584.
Page 161, ligne 5.
.... de cette ville (Lafère?); lisez: (La Fère) sans le point de doute.
Page 172, ligne 7.
.... et pour le prier .... ; lisez : et pour les prier de nous voulloir estre propices et favorables ....
Même page, lignes 10-12.
Je vois dans la même page « Me Jehan de Maupin .... en
qualité d'antien maïeur .... » Jehan de Maupin était bien le maïeur de l'année, mais à la date du 18 septembre, il n'avait pas encore accepté la charge confiée pour la seconde fois à son dévouement par l'élection du 24 août. Il venait de résister à cet égard (14 septembre) aux instances contenues dans une lettre de M. de Crèvecœur, lieutenant-général au gouvernement de Picardie. Il n'accepta enfin que le 3 octobre, et sous la condition qu'on ne pourrait lui imposer la magistrature municipale une troisième fois. J. de Maupin devait reparaître pourtant, et deux fois encore, à la tête de la ville pendant les années critiques de la Ligue.
Page 174, ligne 9 de la note
.... pour la subvention aux villes closes du roiaulme. . . .; lisez : . . . . pour la subvention des villes doses. . . .
Page 175, ligne 17.
.... nouvellement mis sus par ... . sur les habitans du pays .... ; lisez : .... mis sus par teste sur les habitans du pays (c'est-à-dire du plat pays).
Le passage représenté par des points dans cette page est : .... et près à recœuillir, déclarant par les dictes femmes qu'il est bien nécessaire ausd. habitans de faire moissonner les bleds par qui leur semblera, et quant à leurs maris et hommes des villages circonvoisins de ceste ville qu'il ne leur estoit possible d'y vacquer et esloient prests d'en faire la remise entière aux habitants de ceste ville. Ces choses, etc.
Page 177.
La peste augmente en juillet. La délibération du 625 de ce mois nous montre un grand nombre de pauvres malades ré-
clamanf la sollicitude de l'échevinage. Il leur sera distribué du pain, du vin, de la viande. André Vincent, échevin des quatre, Jehan Oignon, échevin des huict, et Jehan de Courchelles, échevin de recœul, présideront aux distributions.
Comme nous le savons, les pestiférés étaient enterrés hors de la porte du Bois et près du bois d'Abbeville. En cette année même, les pestiférés étaient, pendant leur maladie, transférés au Bois et soignés sous des tentes ou des constructions légères, à deux pas sans doute du cimetière disposé pour les recevoir. La veille du renouvellement de la loi, (23 août), le procureur de la ville propose l'édification d'une petite chapelle contre ce cimetière « pour y dire des messes et consoler les pauvres malades. » L'échevinage adopte l'avis, mais renvoie l'accomplissement de la pieuse pensée à la mairie qui sera nommée le lendemain.
Nous voyons, en effet, que le 26 août (1582), l'administration nouvelle décida la construction d'une petite chapelle au cimetière des pestiférés. Je ne sais, aujourd'hui du moins, s'il fut donné suite à l'arrêté.
Page 181, ligne 15.
.... Beron [?].... Ne faudrait-il pas lire Biron ? comparez avec la page 188, ligne 3, où le maréchal de Biron réclame la fabrication et l'envoi de pains.
Page 189.
Processions de pénitents blancs, témoignage de Formentin suspecté. Je dois faire ici amende honorable à Formentin.
Comment put m'échapper cette déposition de notre historien Jacques Sanson : « L'an mil cinq cens quatre-vingt-quatre, se faisoient des processions en habits blancs, à Abbeville, avec chants de dévotion, et des distributions charitables de vivres aux passans par la ville, à la suite desdites processions. » — Hist. des Mayeurs, mairie de Jacques Le Roy, seigneur de S. Lau. — Jacques Sanson (le P. Ignace), écrivant déjà vieux au milieu du dix-septième siècle, n'était pas encore trop éloigné des événements.
.... de faire lever de denier .... ; lisez . de faire levée de deniers.
Page 257.
Le roi cherchait alors à tirer de l'argent de toute la France.
L'abbaye de Saint-Riquier fut obligée de contribuer de son
côté. Anno 1586 adhuc, nous dit Dom Gotron, plura hujus
cœnobii prœdia in subventionem reaiam distracta et alienata
fnere.
Page 270-275.
J'ai à accuser des transpositions d'événements et de dates dans ces pages. Le fait est assez regrettable pour que je signale aussi les pages sur lesquelles porte la faute dans les Mémoires de la Société d'Emulation. Ce sont, dans le volume de 18C1-1866, 2e partie, les pages 494-499.
Je reviens à ma pagination. Ce qui regarde (pp. 274-275) le 23 mars, les délibérations du 23 mars, doit trouver place plus haut (p. 270) avant la séance échevinale du 24 mars.
Page 293, ligne 22.
.... soit pendant l'élection même du 21 août. ... ; lisez : .... du 24 août ....
Page 296, ligne 28.
Le inaïeur ne fut installé que le 4 septembre, je crois. . . . Jacques Le Roy, élu seulement le °25 août, fut installé le 6 septembre.
Page 3 \7 , ligne 5 et note.
.... du lancquet du seigneur d'A. ... ; la physionomie du nom ne paraîtrait pas étrangère à la Flandre française. Le nom lui-môme est probablement mal orthographié dans notre registre. On croit voir Amhinguen ou Anchinguen ?
Page 337, ligne 11.
.... du greffier et de Marin .... ; lisez ..... du greffier et de Marin Gaille. . . .
Page 372.
Vient la lettre au roi :
Cette transition est trop brusque. On pourrait croire que la lettre, transcrite par moi après ces mots, et porlant la date du xxx juing, a élé signée dans la séance du xxvn, ce qui serait absurde. J'aurais dû dire au moins : Vient, dans le registre, la lettre au roi. Ce qui est seulement vrai, en effet, c'est que la copie de la lettre au roi vient immédiatement dans le registre. Pour ce qui regarde la rédacliou de celte lettre, le
plus vraisemblable est que, préparée entre le xxvn et le xxx juin, elle ne fut arrêtée et signée que dans la séance du xxx mentionnée à la page 374.
Page 396, ligne 18.
.... Sanson, Jehan de . . . . ; lisez : François Sanson, Jehan de Poilly.
RECTIFICATIONS ET NOTES