I5SS) VIII— XXXI
En 1587-1588, les dépenses lors de la Visitation et inventaire des munitions « estans aux tours et corps- de -garde sur les ramparts où se trouvèrent M. de Hucqueville, gouverneur, messieurs les eschevins, maistres des ouvrages, ouvriers, canonniers, ofGciers et aultres, » monta chez le cuisinier et chez le marchand d^ vin a neuf écus 45 sols.
En 1591-1592, dix écus sont dépensés en vin et en viande pour la même inspection*
Li progression est plus remarquable encore peut-être dans la dépense faite à Toccasion de la recherche des habitants. Là, les
La lèpre et la peste tenaient en éveil des préoccupations traditionnelles. De la lèpre un nom seul restait pour ainsi dire, bien qu'un petit nombre dé cas rares se
bourgeois se troïlvaient simplement entre eux et n^en buvaient que plus joyeuienient.
l9t7-ift7S. — A And rien Boullenger, cuisinier, et Clside Lecat, clercq du guet, la somme de treize livres six sois pour la despence faicte durant quatre jours faisant la reveue et la recherche des habitans pour restahlissement de la garde, mandement du XXX* jour de décembre 1577* xûi* vi*.
1579-1580. — A este payé à Andrieu Boullenger, cuisinier, Jehaa de Courchelles et André Thomas, marchands de viu, la somme de cinq escus vipgt-six sols pour la despence faicte durant quatre jours que Ton auroit vacqné i hÊré la recherche et relevé des habitans pour establir la garde sellon qu'il est accoustumé et porté |râr mandement du treiziesme jour de février mil cinq cens quatre-TÎngts . . . v^ xxvi*.
1581-1582. — A Mariette Lheureuse , vefve de feu Pierre le 6ue [?] cuisinier, la somme de treize escas cinquante sols pour viande par elle fournie pour les despenses faictes lors de la recherche des habitants pour le règlement de la garde, etc.
1586-1587.— A Jagaues Briet. marchant de vin, tl Anthoine de Forcheville . cuiSmer . la somme de unze escus li euîx deobe et ordonnée le vingt-quatriesmc dudict mois d'octobre pour vin et viande par eulx livrés et despence faicte par cenlx qui auroient esté commis à faire cette année la recherche et des* cription de tons les habitans de lad. ville pour establir la garde à quoy faire ils auroient vacqiié quatre jours entiers, cy. . xi***.
En 1587-1588, les dépenses chez les cuisiniers et marchands de TÎn pendant cette recherche des habitants ne montèrent qu*à sept écus.
En 1589-1590, la dépense de manger et boire pour la recherche des habitans remonte à douze escus treize soit six denleri. La recherche avait duré quatre jours xii"^ xm' vi'.
1590-1591. — Dépenses pendant la recherche des habitant' treize escus ciuquante-cinq sols pour vin et viande. . xiii*** ly*.
En 1571-1597, les dépenses faites à la même occasion en vin et Tîande ne montent qu'à six escus quarante sols. . . vi*** xl*.
manifestassent epcpre . - aous avoos releyé plus haut qiljQlques dépenses pour la maladrerie du Va),-^ mais la peste faisait parCçôs des apparitions cruelles et de loags amours. L'effroi qu'elle inspirait était trpp justifié par toutes les preuves de la persistance et de l'intensité do mal; ces preuves remplissent nos registres municipioz.
Pour la lèpre, l'échevinage faisait soigneusement foire r^xamen des cas dénoncés :
« A Pierre Godart et Marin Leviel, chirurgiens, pour •voir visite Agatte Martine, suspectée de 1^ lèpre, la somme de vingt sols » — Reg. aux eompies de 1576-1^7.
Pour la peste, la ville pensionnait des cMrurgiens, quelquefois môme des femmes, — qu'elle chargeait de saigner les malades, et prenait quelques autres précautions, tant pour le lieu où les pestiférés devaient être saignés que pour les ensevelissements.
« A Philippe de Bordeaux, saigneur des pestiférâs, et à sa mère, pour les gaiges dudit estât du présent an, umi livres. •• — Argentiers, io76-i677.
Le registre de 4578-4579 nous donne :
« A Jehannetton Queunue, commise à saigner les pestiférés, la somme de deux escus à elle taxée et ordonnée par délibération estant en la tin de sa requeste du XXHIl^ jour d'aoust, pour ses gaiges de six semaines après la maladie de peste cessée, sel Ion qu'il appert par lad. requeste, dellibération et quittance, cy. . . vi^ •
Un peu plus loin» une somme de six sols est payée à Jacques Sarrasin, portier de la porte du Bois, pour avoir nettoyé le corps-de-garde où avait couché un soldat atteint de la peste. — Reg. aux comptes, iô78-1579.
« A Marie Martine, la somme de quatre livres pour le louage de sa maison que auroit occupée la saignerie des
i^<»ifÉ^€i êm'iUi qtf eite futtofectée da teihps do présent compté nni. «
• A de YieoDe, dix sols pour avoir faict dedl
fosses pour enterrer deux eofTants déceddés de peste au nouvel atre (1) x«. »
•> A Guillaume G et Jehan (2), pour avoir
enterré les deux enffans^ quarante sols xl*. •
— Ibid. 4581-1082.
Et la même année encore :
« A ... . Roche [?], vinaigrier, la somme de quarante sols pour ua^burrette(buirette?carje n'ose lire bh>uetiie diaprés la physionomie calligraphique du mot) ae fuy acbettée pour porter les pestiférés en terre, cy . . xl*. »
— iWd. 4081-1682.
« A Jehan Dubos, linger, pour ung suaire par luy vendu pour ung pestiféré xvi* •
— Ibid. 4581-4582.
« A Jehan Watier et Floury Hoir \Y\, la somme de quarante-cinq sob pour avoir inhumé le corps de Pierre de Saveuses [7], déceddé de peste comme appert par mandement du XIU'' jour de juing audict an (4582), cy xLv*. •
Un autre pestiféré est enterré pour dix sols. x'.
Deux corps suspects sont enterrés pour un esco eiiif sols I^ V».
D^autres somihérfiiont données an fossoyeur qui a fait les fo^s pour lesdieis corps. -— Toujours 158^-4682.
ff) C*efl(t le nom do cimetière.
{ifjf ^a Hé |feuz fii^ les nomaf.
Enfin en 4591 - 1592, deux médecins se partagent on éco de la ville pour avoir visité <* les corps que Ton prétendoit estre déceddés de la maladie contagieuse »
LA mUGB BOURGEOISE
Le petit chapitre précédent qui a traité des montres faites par les cinquanteniers, de la surveillance des murs, des précautions prises pour la sûreté de la ville^ des rôles dressés pour les gardes, nous amène naturellement à la milice bourgeoise et à son organisation en compagnies diverses.
La ville étant divisée en quatre quartiers, savoir: DU Bois, Marcadb, Docquet, SAiNCT-GiLLBSy à cette division même répondait celle des compagnies ordinaires de la milice abbevilloise. Les années que nous parcourons ne nous oiïrant rien de particulier sur ces compa- . gnies, nous nous contenterons de saisir, à la date même où nous nous transportons, quelques réclamations, quelques usages, quelques privilèges des trois compagnies des cinquanteniers et de la compagnie dite de la jeunesse. *4ïous joindrons à ces remarques un petit nombre de notes prises sur les canonniers.
Les trois compagnies des cinquanteniers avaient ellesmêmes des noms distincts, l'une étant dite des archers, l'autre des arbalestriers et la troisième des arquebusiers.
Une sentence qui intervint au milieu de la période qui nous occupe détermina les devoirs, les obligations
— Sodés cinquanteniers et les faveurs, les exemptions, les privilèges qui les récompensaient (1) :
« Le roy en son conseil ayant faict veoir les reqnestes présentées à sa majesté et monsieur le duc de Nivernois son lieutenant-général représentant sa personne es pam de Picardie, BouUenois et Arthois par les cappitaines, lieutenans et compaignons arbalestriers , archers et harquebusiers vulgairement appelles chinquanteniers de la ville d'Abbeville et les lettres des feux roys François premier du XX111« jour de juing M V'' dix-sept et deuxiesme mars M Y* XLV contenans leurs privilèges confirmés par les roys Henry, François deuxiesme et Gbades nœufviesme avec les vériftications de la cbambct des comptes, trésoriers généraulx de France et du seneschal de Ponthieu, çoppies collationnées à l'original des privilèges de ceulx des villes d'Amyens et de Bouen,
(2) remonstrances et déclarations des maieur
et eschevins de lad. ville d'Abbeville, arrest de la cour des aydes du XXY^ febvrier H Y'' LYI et coppie des requestes présentées à mons' le duc de Rets mareschal de France avec son ordonnance et d'aultres requestes présentées à sa majesté, advis de mond. s' le duc de Nivernois, après que les maieur et eschevins et cînquantiniers ont estes, ouis, le rapport du commissaire à ce depputé ouy, et tout veu et considéré. Le Rot en son. CONSEIL déclare n'y avoir lieu d'octroyer ausd. cinquao-/' (eniers l'exemption par eulx requise tant du logis que fourniture nécessaÎTO aux gens de guerre qui sont ou
(1) Cette sentence est transcrite dans le registre aux délibérations à la suite de la séance écheyinale du 3 juillet lftS7.
(2) La lacune que je laisse regarde les arquebusiers de Rouen.
Aérant eKV ga^ni^bn en lad. ville d'Abbeville et ttèêtAmoings, conformément àudiet âdvis, attendu lès charges qtt€ IM eit^4uffitlin?ers supportent, enjohict safd. majesté â\i gfoilvenieur de lad. vifle de faire souhgef lesd. citt^ 'iqtRlnfiniers selon* le h^mibre des gens de gterre et coidKHli^' de lad. ville le pi Os qu^t luy sera po^iMé; M fjfuMt à Pexeitoptiotf des quatriesme et vfngtresme, àtéàtittëMd. tHÈ/^éOé que, Confbrnfiéniént à léui^ privilèges et atxd. advis, lésd. einquantîniérs seront exempts de tous droicts d'a:fdés pour quatre toniieaox de vin pour les qn(ftre festes et af^emMées qui se font par
ch&ean an en du vin qu'ils vendi'ont soit en gros
ot^en détail, poui^eo quMI soit de leurcreu; contribueroat leiid. cinqu^ntinfef^ aux tailles, taillons créés solde (je liÀ efinsi du tOôhs sur te registre) de cinquante mil hoffiriies, emprnncts et nfunitions comme les aultres habitans dé lad. ville; . :
ordonne àussy sad. majesté que sj
teé compaignons desd. cinquantiniers commfettent aulcunes faultes en leurs charges, la congnoissance en appartiendra aux majeur et eschevins de lad. ville, aiasy que de tout temps il est aecoustumé; jouyront lesd. ciûquantiniers de Texemption du guet et garde des portes ainsy qu'ils ont accoustumé, excepté en cas de péril éminent, lequel péril éminent, conformément aud. advis, sera jugé par le gouverneur; enjoinct néantmoings sad. majesté ausd. mateur et eschevins que. lorsque led. péril éminent aura esté déclaré, les habitans, selon la nécessité, renforceront leur garde ou d'une moitié ou d'un tiers ou d'un quart, selon que par led. gouverneur sera jugé eirtré nécesMitiei, Mns charger lesd cinfqtfafntiniers et
hafbitanft dié ceste peitte qoe atrd. das (fe ^esstlté. Ef oiè fesd. cinqufitotioiersou habitant penseront avoifoccasioh de se ptarindf e d'estre surchargés au faiet de lad. gUrde, ordonne sad. majesté qu'ils sef retireront pàf devers le gouverneur do pais et lieutenant général de sad. majesté pbiit eu ofdoÉfnef aiùsy quMl verra cstre à faire; et qûrant à Pou vertu re de la barrière et à ce que lesd. cm^ qûantinrers pensent n'éstre tenus obéir qo'aux chefs dé ledrs (fôinpilignies soit cappitaine, lieutenant, enseigne, corpciraf ou sergent, sàd. majesté ordonne que celuy qui tiômiTKandera à lad. perte de la part desd maieur et eteheirîn» depputera u'âghorortie exprès pour ouvrir et fermer lad. barrière sans que lesd. cinquantiniers y soient abstrainls eV. tiendront lesd. cinquantiiliers es environ d'icellé^mg corps-de-garde seullement, composé du nombre de six pour le moins, auquel corps-de-garde ils recevront le commandement de leur cappitaine, lieutenant, enseigne, corporal, sergent ou aultre commandant en leur lieu et celluy aussy qui leur commandera le prendra et recevra (le commandement) desd. maieur et eschevins et de celluy qui commandera de par eulx à lad. porte, fors en ce qui concernera leur discipline; ordonne sad. majesté que, s'il y a alarme en la ville qui requière closturadçl portes, lesd. cinquantiniers seront tenus se retirer dedans avecq les aultres habitans pour lever le pont lors(|V^ sera ordonné par celluy qui commandera à lad. porte et enjoinct ausd. cinquantiniers de porter honneur ef révérence et rendre obéissance ausd. maieur et eschevins, les conserver en leurs privilèges et ïe tenir tous unis au service de sad majesté Advenant fraceà^ùù par mort de la plaee de l'ung desd. einquantiliers, y sera pourveu comme de tous temps il est accous-
tome. Sad. majesté voeult et entend que lesd. cinquan tioiers preignent le mot du guet et se reiglent en la garde de la nuict aussy ainsy qu'ils oot aoooustumé; et quant au droict d'exemption d'une meyne de sel pour chacun des chefs et d'un minot pour chacun desd cioquantiniers» sad majesté a réservé, lorsqu'il sera procéëé au renouvellement des baux à ferme des greniers, d'y pourvoir ainsy qu'elle verra estre à faire par raisoo. Faict aud. conseil d'Estat à Paris le YIII® jour de juiog l'an mil V« quatre- vingts -sept, contresigné Brulart •
La délibération de la ville suit en conséquence de cette ordonnance extraite, est-il dit, des registres do conseil d'État.
La compagnie des archers nommait elle-même ses ofBciers, le 20 janvier de chaque année, par-devant le maieur :
• Du lundy XX«jour de janvier i 586, par devant J. Le Roy, maieur, présens messieurs Waignart, Carbon-
nier Hoienneville, Wautricque, Brie^ , Thomas.
cinquanteniers, G. Le Devin, siéger, Beauvarlet, procureur de la ville
• S'est présenté Nicolas de Dompierre, maistre de la chincquantine des archers et mis la (1) couronne de lad. compaignie , remonstrant que par chacun an à pareil jour que ce jourd'huy on a de coosteme procédé à la
nomination d'un aultre maistre et deux prevosts •
Sur quoy, oui le procureur de la Tille, les opérations commencent par Fexanien de la couronne. Elle contient « sept florons » auxquels sont attachées diffàrentes images d'argent
(1) Et a déposé ou représeolé defant rassemblée la couroane, etc.
Premièremeot, un saint Charlemaigne en bosse, y aiant ng eschusson aux armes du roy couronné à l'emperialle vecq Tordre.
CIne ovalle de saint Pierre.
Une ovalle de saint Nicolas.
Une autre ovalle de saint Thomas.
Une autre de saint André.
Une ovalle où il y a ung arche de Noé.
Une de saint Anthoine.
Une de saint Jehan Tévangéliste.
Ung saint Jehan en bosse.
Ung saint Sébastien en bosse.
Une ovalle de saint Marc.
Une ovalle de saint Pierre.
Une aultre de saint Jehan -Baptiste.
Une ovalle de saint en demy bosse.
Ung saint Claude en demy bosse.
Uog saint Nicolas.
Ung saint Claude.
Une autre ovalle de l'imaige de saint Jehan -Baptiste.
Ung saint André
Ung saint Mathias en bosse.
On procède ensuite à la nomination d'un maistre et de *ois prévôts. Le dépèuillement du scrutin est fait sur le ^gistre même et le nombre de voix obtenues par les :)ncurrcnts est indiqué par de petits traits verticaux, e maître nommé d'abord prend «• la charge et estât de laistre et capitaine, prête le serment accoustumé, et on li délivre la couronne. Suit en la même forme l'élection *s deux prevosts. Le résultat est enfin consigné sur le gistre : « Partant demeurent par pluralité de voix, sca- »ir : pour maistre, Nicolas Danzel,et, pour deux prevosts,
André Thomas et Jehan Le Tellier. Sur la reqneste do pracurear de la ville defTault a esté accordé contre led. DumI cappitaine • qui sera invité à • prendre In diarge. • Thomas et Le Tellier prêtent le serment ; « cependant retiendra led. de Uompierre lad. couronne dod. eiUt de cappitaine • --Eeg. aux dtiih.^ fâ65-f5M.— (!)•
Les arbalestriers nommaient annuellement lenrtf ébA de la même façon par devant le maire a une date q|Qe je ne peux préciser encore, suivant les regMtres qoej'ai consultés. Ainsi, je trouve les élections à la fin de mars, au milieu d'avril et à la fin de mai. Je remarque aow qu'une au moins de ces élections est faite an petit Échevinage.
En cette compagnie, on élisait un matfre et trois
(I) LVxlrait ci-aprte servira de contrôle et de vérification:
« Du mardy XX* jour de janvier 1587, au graod escheviaage, pardeyaut maistre Claude Bohaait, sîenr d*Bspagne, nniaur, pr^ns messieurs Briet, Cocqoerel. Roiel, Bouteiller, Loîngte, Lempereur, G. Le Devin siéger, Beauvarlet procureur.
■ Nicolas Danzel, maislre et cappitaine de la compaignie des archê!5r??TprS?nlé en lad. cdambre cl nus la couronne de lad. compaignie sur le bureau, remonstrant que par chacun an à pareil jour que ce jourd*huf on a de cousin ine procédé à la nomination d'ung autre maistre et deux prrvosts de lad. compaignie pour Pannéo présente Gnaut M V* IIIIXX Vill, sur quoy, oi le procureur de la rille, a esté procédé à la nomination ainsy qa*il s*enssuit après que lad couronne a esté inventoriée.
« Le lonr de la couronne d^argent etc. (V. Tannée 1S85-1586). U dépouidement du scrutin de la même façon que Tannée précédente. « Partant par pluralité de voix demeurent scavoir: pour maistre, led. François Lefcbure; pour prevosts. Nicolas du Bois et Bertrand Gaignen^l. Auquel U^febure avons faict Faire le sehMBt au cas requis comme aussy aaxd. da Bois et Gaignerel. » — i^* àéHb. isas 1M9.
reYOsts. L'élection que nous ^Hoos prendre en exnple fui faite pour l'année • comméncbant à ce jourhuy XII'' jour d'apvril mil V* IllI" III et finissant à areil jour de Tan prochain, par devant (noms illisibles).
Premièrement inventaire de la couronne.
Le toor de ladicte couronne contient sept ilorons de ora où sont attachées :
Une ymaige de Mostre-Dame en bosse.
Une targe de saint Guille.
Une targe du nom de Jhésus.
Ung saint Berthelemy en bosse.
Ung saint Jehan-Baptiste en une petite targe en bosse.
Ung saint Jehan-Baptiste en bosse.
Une targe de saint Robert.
Ung saint Jacques en bosse.
Une targe de saint Charles.
Une adoration de trois Rois en targe.
Ung'saint Andrieu en bosse.
Une targe de saint Anthoine.
Une targe de saint EUoy.
Ung saint Jehan-Baptiste en targe.
Ung bapteame de Nostre-Seigneur en targe.
Ung saint Anthoine en bosse.
Ung saint Jacques en targe.
Ung saint Jehan Tévangéliste en targe.
Ung saint Lois en bosse.
Une Nostre-Dame de la Conception en targe.
Une targe de saint Simon enlevé
Ung saint François.
Une ovalle de saint Charlemaigne.
Une ovalle de saint Nicolas enlevé en bosse.
Et une targe de saint Hugues enlevé.
Ensuite, on procédait à réieciton et les reijistres aoi délibérations portent encore les marques des voix obtenues pondant le dépouillement pour les nominations.— Reg. aux délibérations, 1582-I5N3. — (I).
Les arquebusiers nommaient leurs chefs a la flo de mai. L'exemple que nous choisissons d*abord nous trasf^ porte au petit Échevinage, un autre nous traosporten au grand :
« Du XXVll^ jour de may I5S2, au petit eachevinage respondant sur le marché, par devant noble homme Jehan de Mauppin, sieur de Bellencourt, maieur, préseos messieurs de Le Warde et Dellecourt.
(0 Pour vérification el contrôle:
« Du XVII* jour il^aprril 1582 au petit eschevina^ 4
• Eloi'tion faii-to (1*11 n maistrc et de trois prevosts en la compnii:nie des cinquaiiteniers arbalestriers pour Tannée V'IIiril tinànt V llll * 1(1 au mardi daprès Pâques dud. an VMm°III. j
u Inreutnire de la couronne du jardin de lad. conpripM^^ représentée par Jeh.in Lebel sortant cejoiird*hny de la cbaige fe ^ maistro. • — Rg aux délib. I%81-t582.
LVieotion du !!.nîlreet des prevosts se fait, en 158S, le 33 avril. L*artiol(' comiiuMioo .iinsî :
■ Cluir't'S d'ionvat. maistro de la compaignie des arbalestrirrs de cesti' ville, a représenté la eouronne de lad. compaignie affio que suivant la conslume il soit procéilé à nouvelle eIlt*clion d*an
maistre de I:u). oontpaîgnie pour Tannée coiiiminchaDt ce-
jourd'li'iy tiiuint à pireil jour et de trois prevusts, laquelle couronne a esté inventoriée couiu;e il eussuit :
* Le tiM.r (le 1j«1. couronne contient sept florons de fleurs où sont :iUjciiéi*s. etc. • v^énies indications qu'en 1583.— Seulrmfot vers Id tin in a écrit, puis «fl^acé. puis remis, une targc desaiut Simon eu boss»'\
Le Sjint Ch.ir!i a jcne \,fic cette fois* est indiqué en demi-bov^ A la tin tout-à>fait le nom que je n*ai pu hre en 1583 estlft
croisa une tar^e de saint Jacques en bosse. — Reg. aux M^-