CODE PENAL DE LA MIUCE D0UB6B01SE
Maintenant comment se faisait le service de la HUe? quelles étaient les punitions pour les gardes roanquées, les désobéissances aux chefs, Toubli du respect Au aux grades? J'aurais voulu relever assez exactement toutes les peines iutligées dans le courant des années qui vont nous occuper,, pour savoir si, à certaines dates de troubles et de gardes forcées, les fautes ne prenaient pas un caractère nouvcM par suite de l'exallaition des^esprîls,
pour Mvoir si ces fautes oe derenaieDt pas plas fré'quelles, si la sévérité» par contre, ae deveoait pas pins graside aussi. Mon courage a Eaibli devant ce travail, cependant je crois qu'on pourra tirer des extraits cidessous (I) une sorte de code de la discipline de notre milice bourgeoise à Tépoque de la Ligue. On trouve un grand nombre de condamnations de v à
(1) Le viogt'deùxiesme jour de novembre (1576), de Martin Warré, pour avoir failly de se trouver à la garde, condempné en X sols; ledit jour, de Nicolas Caron, pour pareille cause, x sols; autres condamnations pour la même cause eu 1577. ^Reg. aux comptes, 1576-1577.
En 157S-1579, les condamnations fréquentes pour a?oir failly à la garde varient de cinq sols à six sols et à douze sols. — Cette condamnation à douze sols est la plus forte que je rencontre ; il fallait qu'il y eût circonstance aggravante. Ainsi je vois le f septembre i57S, sept bourgeois condamnés à la fois en douze sols chacun ( soit quatre-vingt-quatre sols ) , dont quatorze furent adjugés aux sergeants ( qui firent peut-être le service en la place des manquants). En définitive, Targentier porte à son compte Lxx*.
Le premier jour de septembre 157S, Pierre Dupré est condampué avec plusieurs autres bourgeois en xii sols d'amende pour sa part pour avoir failly à sa ^arde,— Argentiers d'AbbeviUe^ 1578-1579.
Le troisîesine jour de septembre (1578), Jehan Boutart, pour
désobéissance à son chef, condamné en V.
Lenenviesme jour dudict mois de septembre (1578), Glande Gauduin, pour.avoir esté trouvé sur le rampart sairs 4e met, les gardes estant assises pour In nuict, condampné en xlH" *
Le trentiesmc jour du mois de décembre (1578), Jehan Laignel, niaîeur de bannière et M* Brasseur, pour avoir refusé de prendre les clefs de I^ porte Marcadé, condampné eu six livres. . . vi'.
Au mois de juing 1582, bon nombre de condamnations de bourgeois pour ne s'être trouvés à la garde.
En I5S3-I584, un certain uombre de condamnations pour avoir manqué à la garde.
XII sols pour avoir failly à la garde, mais en général de X sols; une condamnation de v sols pour désobéissance à un chef; une condamnation de xl sols pour avoir oublié le mot d'ordre; une condamnation de v sols pour ne s'être trouvé en armes à l'ouverture d'une porte de la ville, une autre de v sols encore pour avoir failly ao guet ; une de xiii sols nu deniers pour n'avoir pas voulu
Dudict jour (IX* de décembre 15S3), Abraham Vannier [?], pour ne s'être trouve à l'ouverture de la porte avec ses armes. . v*.
Autres condamnations pour n'avoir été eu garde ou pour avoir failly au guet.— Même année.
Le XXVI 11 janvier 1584, un bon nombre de bourgeois sont condamnés pour avoir failly à la garde. Tout ce mois de janvier est d'ailleurs plein de condamnations pour la même cause.
En I585>158i^, encore assez de condamnations pour gardes manquées.
Le XXVI dudict mois (de septembre 1585), Pierre Lenfant, pour avoir failly an guet v'.
Le XXVI» dud. mois («le septembre 1585), Pierre Lefevre, pour n'avoir voullu assister une ronde à la garde xiii* mi'.
Le 7 novembre 1585, un bourgeois est condamné à deux sols six deniers pour avoir doi my en garde.
Le ii;éine jour, deux autres pour même cause, en cinq sols.
l-e VIII* jour de novembre (1585), Jehan le pour avoir
descendu de sou corps-de-garde la nuict et estre venu heurter aux buis d'aucuns voisins est condampné en lx sols.
Le XVU* jour dudict mois (de mars 1586), Pierre Lenfant, Pierrg^^de^ ppJJpv^j^ ilf^^l? ^^*] Fossé^ Claude Tjiomas et Jh^ault
[tel, pour avoir failly à la garde, condamnés en x sols chacun, cy XL sols.
Beaucoup d'autres condamnations de ce genre avant et après.
Il est bien entendu, comme je Tai dit, que je ne relève pas toutes les condamnations; ainsi je satite par -dessus TauiM^ 1587-1588, bien qur j'y aperçoive quelques amendes qui intéresseraient ce chapitre.
Dans l'année 1589-1500, deux bourgeois sont (le 26 janvier
à une ronde; des condamnations de n sols vi pour avoir dormi en garde ; une condamnation )ls pour abandon du corps de garde et tapage aux des maisons; des condamnations de x à xl sols révérences dans les corps de garde ; une condamde XVI sols VIII deniers pour propos villains en ; une condamnation de vii sols vi deniers pour
ndamnës en vingt sols d'amende pour irrévérences au !-garde.
jnin (1590), deux bourgeois condamnés « pour propos )ar enix tonus estons en faction de garde. . xvi' viii^. » août 1590, Jehan Daullé est condamné pour irrévérence envers ses compagnons estans en garde à. . xl sols, tte année 1590-1591, nous trouvons toujours quelques talions pour n'estre allé en garde et quelques autres voir esté à la ronde.
me en 1591-1592 quant aux gardes on pour désobéisgarde.
îfîiier jour d'octobre (1592), François de Lajtre, pour scendu du rampart estant en 'garde, coudampné en sept
ieniers vu' vi'*.
gt-huitiesmc du mois de novembre (1592), Firmin Chofehan Senestre, pour eulx estre entrebatus à la garde,
)nés en un escu i*^.
lesme jour du mois de janvier 1593, Pierre Hecquet, pour
lly en garde x sols.
iesine jour du mois de juillet (159:»), Jehan de Lacomble,
voir porté son espée xx*.
nbre 1593. — Condamnation pour n'avoir esté en garde. . en octobre.
)it, par une condamnation de l'année 1593-1594, qu'il rmis de se faire remplacer dans les si'rvices commandés, if r jour de décembre (i593), Nicolas de le Hode, pour ne trouvé à la garde et n'y avoir commis personne, con-
en un escu i*".
ibre 1593, pas mal de condamnations pour n'avoir été a
abandon d'one faction sor le rempart; nne condanuiatm d'un écu pour lutte engagée pendant la garde (soit trente aols sans doute pour chacun des combattants); une condamnation de XX sols pour n'avoir porté son épée ; enfin, et ce qui ne s'expliquerait pas sans quelque circoostanœ aggravante, une condamnation d'un écu pour n'avoir pas fourni de remplaçant à la garde.