partie d*AbbeTille
Le mercredi de Pâques 15S0, quelques secousses de tremblement de terre s'étaient fait sentir « dans ce pays. » — Formeniin,^(l)
(1) « Alix dénommés cy après la somme de cinquante sols, scavoir: à Jehan Hcmy, Jehan Calippe, Bastien Pecquet, gribenuiers, pour ayolr conduict ung basleau sur la rivière de Somme par commandement de monseigneur de Crèvecœur, yingl sols, etc. • —Reg, de 1579-1580.
• A Guillaume de Vienne, messager de Paris, la somme de vingt sols tournois à luy taxée pour avoir porté et raporté plusieurs fois des lettres et pacquets concernant les affaires de lad. ville en la ville de Paris, sellôn qu'il est porté et contenu par sa requête ordonnancée en iin d'icelle du 1111* jour de juillet mil
V* quatre-vingt, cy xx*. » —
itnd.
(S) « Audict Merlîer pour avoir sonné les cloches — du graad
.- lit -.
Ed cette année, suivant IL Traallé (Airigé d€$ iwiifar du eammeree de w^et d^AbbefoUte)^ les oianufacturiere de draps, repoussés d'Abbeville par la peste peut-être^ portent leur industrie en Hollande.^ fjtlrotlf di$ diUbéraiions par M. TrauUé. — Ainsi H. Traullé put enoon consulter ces registres ou en connaître des extraits.- Les manufactures de draps ne devaient revenir, de Hollande même , avec tous les perfectionnements de l'industrie des Pays-Bas, que sous Louis XIY, pour prospérer dans une restauration éclatante pendant deux siècles et ne disparaître qu'en 1866.
Échcvinage» pour la procession g^^dërale et solempnelle hicteà raison dn tremblement de terre adyenu en ceste ville et aux environs, vingt sols, mandement du 15 avril 15S0y cy • • xx*. •
U resoovellêBCiit de la loi.— Un ouragan— Passage de B. BriaeoD» preiiier prdaident du parlement. — H viiite la biblothèqae de Ronet.
Du renouvellement de la loi à la fin de l'année 4580, les historiens d'Abbeville ni les registres des comptes De nous fournissent aucun fait à relever.
La paix conclue par le roi, le 26 novembre 4580, est peut être une des causes de celle pénurie qui ne fut sans doute pas alors un malheur.
Nous n'inscrirons donc que des événements fortuits OQ étrangers à l'histoire de la Ligue, du moins dans Ahbeville.
(t) Maieur : noble homme maistre Jacques Lb Rot, seigneur de Saint-Lau, conseiller du roy et esleu en réiection de Ponthieu.— Voyez pour le scandale de ses funérailles Tannée 1588-1589.— Jacques Le Roy mourut le 25 août 1588, à Page de cinquante-huit ans. ^H^at^nar^ — Un Antoine Le Roy, échcTin, était lieffé en
Les quatre premiers échevins furent : M* François Rumbt, escoyer, seigneur de Beaucorroy, advocat» honorable homme HuGUBS RoHAULT, Seigneur de Coudé, Jean Claveton et Laurent Gaillard ; les argentiers : pour la Ville, Simon Le Quieu ; pour le Val y François Lefeuv^e. — Wairjnart.
Formentin mentionne, au 26 mars 15S1, unoaragii si terrible qu'il abat nombre de clochers, de mcolioi, d'édifices, découvre toutes les maisons j^t brise les vitra
L'abbé Buteux ajoute que le fracas des vitres du efaonr de Saint Georges fit fuir le peuple et le prédicateur alon tD chaire.
« Barnabe Brisson, premier président du Parlement, arriva a Abbeviile le 21 juin 1581, retournant desoo ambassade en Angleterre, où il estoit allé avec le piioce François de Bourbon, le prince dauphin d'Auvergne, Artur de Casse, mareschal de France, seigneur de L4Misae. Le premier président fit l'honneur à Rumet de visiter sa bibliothèque dont il (Rumet) lui presta quelques ln^ 'Ouserits. * — Dom Grenier, paquet XIV, tome 90.
(/est ce malheureux Brisson qui, quoique hoDoéle homme, finit si déplorablement en place de Grève
■fKr
mnX de la loi.— La ville w prétrod #i^mpte d^ taillei rt tQtret I. — Bequéti* et dépiitaiiun pour W niaimico de i*imniiflM. — ' iflrinc rancifii privdéiei* noY«*nDaiit cumpotîtioa ^ Subvention '''
i Al>be\ille pour li^ villes clo^ea du ruxaunia.— L« lifUt^naot ricariJie demande Ti nlrë- de la ville ftonr une conipagoie. — ion de PimpAt du sel e&cite «len troubles dans 1w campagnet. — le iroapes royales et catholiques.— Voyages dm» liea intérêts
ptroQvorui eette année, et fort heoreQdeitteDt,
rcs aux délibérations.
seil de la ville se rassemble le 11 septembre
ir; maistre JRn de Madpiw , cscnyer, seigneur de , aïonbiéres, etc., coiist ilier du roy en la s«*iiëchaussëe rësidial d'Abbeville , maire pour la seconde fois. —
re premiers ëchcvins furent : nobles hommes maistre sRoY, Seigneur de Saint Liu, esleu et ancien maieur, TxcEWT. conseilliT, liononibles hommes Galliot de et Ancel Gourdin; les iirg<'ntiers: pour la Ville, JossB lur le Val. Nicolas de Poilly. — H^ui'i^nar'. iilleurs plus haut, pour la eom|»osition intégrale de e «n cette année, le chapitre iv de notre Introduction, ions de 1581-1082 sont prises comu>e exemple d'un lient de la loi.
1581. 11 s'agissait d'aviser sur une assignation donnée à comparoir le iO octobre au conseil d'État du Rojr pour y porter les titres et privilèges en vertu desquek la ville se prétendait exempte des tailles et autres impositions L'ordonnance de comparution était datée du 5 août; on n'avait pluf» un mois, il était pressant de décider, « d'autant que TalTaire coiicemoit le faict de la taille* 4t^« advenant qu^on ne fut deschargé des parties rs<|uell(*8 la ville avoit esté coltisée et dont envoi avoit été faict par messieurs les généraulx et les eslcus, • on pouvait craindre que la ville et les habitans ne demeurassent à l'avenir « cottisables à lad. taille; [ee] quy serait ebose préjudiciable et de gran Je conséquence. • II était donc nécessaire de « nommer et eslire geos cappabies et bien sufQsans pour faire le voiage et faire entendre au conseil les droicts et privilléges 4e lad. ville, suivant lesd. tailies. »
On décide que les chartes, et lîbM seront portés « en court, • et on choisit pour les présenter et les faii% valoir, les sieurs Le Boucher, de Uaupio et Lagacbe (1). — Reg. aux délib.^ 1681-1582.
« Le XVIli* jour de septemb^, remontrance estMe
(1) Le registre aux comptes de cotte année Ml foi de Nr voyag'* :
« ItiMii la somme de cinq cens cinquante hnict esrus vinf^ sols employéi* audict chapitre soiiI)s les nums dOki"',Jriian Iji^nichif
pour le voi.i(;e faict par messieurs ..Maupiii. iitateiir, U
Bouchi'r et L^ Roy [?']• anticns maîeiirs, d ledtct l^igncfie, piHir raffrauchissemeni de la tulle et obtention de nouveaux impi^ts N*en a eslë passé que la soiiirne de v* V** xxxv'. b* surplus niim-
tant cinquante-deux rscus qiiarauto-cinq sols rayé qui
est pour frais de ju^t.ce, s.illaire di* secielt re et gn flier et leurs ciercqs pour expédition de lettres, requesles et auitrcs affaires,
mr le procureur de la vilte • quMl esCoit be^oing et léet-ssaire dVnvoier en la ville d'Amiens, vers meilieurs les géuéraulx et trésoriers de France establis lud. Amiens et en la province de Picardie, pour scavoir
^nsrmblf pour louage 4e chevaulx et tallaire des se rvileurs •fpi
[déchiré dans le re^itre) cy. . lu*** ^T*^ >
Et encore :
« A esté payé «i Jrhan Lagache, procureur fiscal de ccste vifllv pour son reuiboursemeut de plusieurs frais par luy faicts |«endaÉt le voyage faict en court pour raffrani-hisseuieot peipétuel de la taille et obtention de nouveaux iniposts, la spipnie de soixanUe-
i z-sept escUH Si'llon (|u^ii est bleu au long déclaré par
le pn»cès-verl)al et dcMlibératiou dndict eschevinage du Xltlll* jour d^aoust mil V* quatre- vingt et d ux, cy. . . Lxxvn***. •
Uu autre vuyagc est ntunliouiié eu cette année (J6ai-i jat), dn néuie Lagache, à Amiens, sur la « vériftication desd- Jesttres. » Enliu :
« A Jacques Le Roy, s' de St-Lo, la somme de sept livres qualorzi* sols pour le ^yril^d^un cheval sur lequel lediqt Le Roy seroit retourné d*un vokfge^Rir lujr faict en court. . vil*^ (i) Wii*. »
« A esté |iayé à Bolland Couppier douze escus pour poner à monsieur le uiaieur esUnt i Paris et deux escus pour son voiage
selon qii^il appert par le uian<lement du jour de mars audict
an ml Vllll"ll,cy. . .^. xnir*. »
"^èm liicolas Poultier la mtome de deux escus pour douze journées dNin cheval sur li*quel (un nom que je ne peux lire) estoit allé en court pour les affaires de la ville, maudemeut du XV. ... . mil V* IIII" H, cy ir*. •
Les demandes poursuivies entraînèrent encore quelques dépenses:
« A esté payé pour les espices et frais de la vérifliration de ralTrauchisseuient perpétuel de la taille et des uouveaux imposts levant mentionnés, la somme de treize escus, coumie il appert jHir mandement, etc.« cy .xin*^. »
« A esté payé. à maistre Jehan Delecourt, Siibstitut du procu-
(1) Le texte donne sept livres, et Targentier s'est servi ici d*an signe qni esscflible bi«n à celui des a»cwi.
ai
et entendre d^eiilx le temps et le jour qu'ils entendoieot porliret s'acheminer pour aller en courtà rassignation à eulx et à nous ordonnée par le roy en son conseil privé sur la descbar j;e que prétendons de douze cens quioie
escus d une p trt, trois cens escus d'aultre et de
deux quartiers de révocquation de rarrrancliiss<*ment de: taille, et pour le prier (1) de nous voulloir istre propice et favorable vers sa majesté et son cons il. « L'assemblée, aj^aut écouté cette remontrance et quelques autres, décide « que M' Jehan de Maiipin, lie.ntié es loix, conseiller du roy nostre sire et controllturde son domaine, sera prié, en qualilé d'antieo Diaicur,de se transporter en lad. ville d'Amiens. »
L(>s sollicitations de la ville obtinrent enfin à peu près le succès désiré :
renr de la ville, pour bciiller à monsieur le p^carenr du roy,poor la vérinicalion drs chartes tant de raffhudllsseuient p»-rpëtQfl de la taille que des iuiposts perpélaéls, It^ipigDe de deux escus,
cy. . . ;. .....'.•.... ir*. »
Je lis plus loin:
« A esté pnyë pour h's espices et frais de la vérinication de raffrancliisscment perpétuel de la ttiile, des uouveaux in||osli devaut tnrntionnés, la souitne de treize escus, cy . . xinT*.» Enliu :
« A esté payé pour une despence falote par monsieur
de Moicimoville, qui esloit venu eu ccste ville où il auroit séjourné tant pour faire rayer lad. ville des rolles de la taille en conséquence du privillége et afl'rnuchissement |>erpéloel, la somme de douze escus, scavoir : à Guiliaiiine Burret [?], marcbaul de vin, pour pain, vin, dessert, feu, la somme de hutet escus deux tiers, et à François Boullenger, pour viande, la somuie de Uvis escus ung tiers, lesd. deux sommes revenaus à lad. première
somme de douze escus, cy jji "•. ■-
Reg. des comi»teSy 1581-1582.
(l) Pour prier qui? Ellipse un peu forte.
« Au mois de novembre 1581, le roi confirma par lettr^a patentes l'exemption du ban et arrière-ban dont jouissaient les habitants d*AbbeviIle. » — Formeniin.
Sangnier d'Abrancourt nous fournit l'analyse de ces lettres : « Le roi exempta la ville d'Abbeville des tailles, subsideset impositions, et confirma les anciens privilèges des habitants, en considération que cette ville étant l'une des principales clefs du royaume, assise sur la frontière des Anglais qui y peuvent venir par mer en huit beurÀ de temps, et des Bourguignons qui y peuvent venir en trois heures, elle est de très-grande importance pour TÊtat, joint à ce que cette ville étant gardée jour et nuit par les habitants, si on y levait lesdites tailles, ils abandonneraient la ville dont le roi serait obligé de faire garde faute d'habitants suffisants, ce qui lui coûterait plus de cinquante mille livres par an; ces raisons sont contenues dans les lettres patentes du roi données à Paris le 4 novembre 158i, registrées en la cour des aides, en la chambre des comptes et mises aux registres de la trésorerie générale de France établie à Amiens. •
Sangnier d'Abrancourt n'ajoute pas cependant qu'il fallut acheter à beaux deniers la faveur établie sur de si belles considérations (1)
£t on n'en avait pas fini avec les exigences en détresse de la cour de Henri 111.
(I) « Le dernier jour d*avnl, le maieur expose an grand Esche* fioage qu*il est expédient dVnvoier au plus tôt, ii la recepte gént*raie d^Amieus, la somme de cent escus pour le premier qnartcr de la composition de rafTranchissemeul perpétuel de la taille» d^auUul que conimandemens lui ont déjà été faits, etc. L.e couseil décide eu conséquence que la somme sera en?oyée par une gri* l>anDe. »— Reg, aux délib., 15S1-I582.
Le maieur de Maapip était relourné, vers la» premiers jours de printemps, à Paris, pour les aflaires de la viiie. Pendant son absence, FÉchevioage reçut copie desleUrcs royales demandant la levée sur Abbeville de mil six cent soi\antesix écus deux tiers pour la subvention aui villes closes du royaume. L'Échevinage décida que le maieor, alors à Paris (\^^ avril 158*2), solliciterait du roi décharge entière ou partielle de la somme, en oonaidération des pertes infligées aux habitants de la ville et du plat pays par <• les gens de guerre paasans et repassans ())•>*
En iôJi'2, le sieur de Crèvecœur, lieutenant général, demanda rentrée de la ville pour sa compagnie de cin-
(I) « Dn premier jour d^apvrii t58S au son île la cloche, p« dev.ut \ Vincent, escbc?in tenant les sceaux, i*tc - Ledict sieur Vincent a remonstrë luy avoir este envoie. |).'ir ordonnance de W le séneschal de Poiilhieu ou son lieoteiiaut, une coppie des lettres pi^teutes du roy, données à Paris le V^ jour de febrriff (IS82), laquelle coppie luy a esté dt-MîTrée potr foire lever sar tous et chacuns les habita ns de ceste ville d'Ahbeville U soniiM de mil six cens soixante-six escus il tiers, à laquelle somme les habitans ont esté cottisés pour bi subvention aux villes cto$i*sda roiaulme, qne le roy prétend lever en ceste année présente pmr les causes au long reprinsrs esd. lettres. » Le conseiller Vmcfot ajoutait « qu'il estoit besoing d'adviser et dellibérer à qiioy avait à faire sur ce faict et qu'à ceste lin il avoit faict assembler, luesnes prié et requis aulcunsde messieurs des antiens maieurs. » Lecture des lettres royales étant faite, PÉchevinage décide « qu'il sera envoie coppie deubment collationnée à M' le maieur estant député à Paris, et qu'il luy sera escript pour le prier aflin de présenter rt^queste au roy pour estre deschargé de lad. somme ou poar obtenir au moings une modération en considération des pertes que les habitans et eeulx du plat pays ont souffert pour raison des gens de guerre passaus et repassans. — ite^ùlra aux dëib., 1SS1-15S2.
qraote bomines d^armes —M. Traullé, Table de Chartee.
Etail-ce avant ou après la saint Barthélémy qui sert de départ à nos années ?
Le prélèvement de Timpôt du sel émut les habitants des campagnes et provoqua des troubles qui refluèrent jusques dans Abbeville.
Le 18 juillet \M'ly le maieur exposait à l'Ëchevinage convoqué « que, depuis plusieurs heures en ça, se sont ri'tirés vers luy plusieurs babitans de ceste ville aecoaipagttés de quelques femmes des villages proches de ceste vill(% lesquels luy ont remonstré que, pour les exécutions rigoureuses, emprisonnemens et recherches qui sont par le plat pays d*a|lentour de ceste dicte ville sur les babitans du plat pays, en vertu, Ton dict, de certaine commission à monsieur Lorrains commissaire pour Texécution de Timpost du sel nouvellement mis
sus par sur lesd. babitans du pays , il ne leur
estoit possible de vacquer à la récolte et messon des ablests estans sur terre et près à recoeuilfir
... Ces choses avoient aussy esté remonstrées aud. mafeur en plein marché de ceste ville par plusieurs femmes dei villages, en grand nombre, levant leurs faocbilles en la main, et quy avoient esté contrainctes de s'acheminer en cest estât en ceste ville, à la suite de leurs maris que Ton avoit amenés •• ici même •• prisonniers, aulcuns morts et blessés. » En ces circonstances, • pour éviter autre désordre quy en pourroit advenir à lad. ville au préjudice du service du roy, » le maieur requérait que Ton voulut prendre quelque sage avis. On résout donc d'envoyer, sur les faits exposés ci-desaus, des remontrances au sieur Lorrains •• estant en ceste
YÎIIe, » et de le prier « de mettre ordre que telles exécatioDS et emprisonnemeDts ne puissent apporter aulcoo préjudice au service du roy, repos public et seureté de ceste ville quy ne se poeult bonnement conserver nj estrc deubmcnt munitionnée de vivres, cessant lad. récolte et libre accès desd. habitans du plat pais. ...» On décide encore que de ces plaintes « et de la response qoe fera le sieur Lorains, il sera incontinent et diligemment escript à monseigneur de Crèvecœur, lieutenant général pour le roy en ce pays de Picardie, pour en adverlir u majesté et ordonner ce qu'il luy plaira. »
Quelques passages de troupes du parti royal et catholique se firent dans le pays :
« A Jehan Angcr, sergeant à mace pour les vaccatiAOS par luy faictes pour trouver gribennier (gnbannitr) affin de passer des soldats sur la rivière à Port, comme
appert par sa requeste, cy xx* •
— Reg, aux comptes^ 1581 1582.
Les comptes de la ville relatent enfin un certain nombre de voyages pour des intérêts de la ville que DOS successeurs dans ces travaux pourront expliquer mieux, et que nous indiquons succinctement (l).
(I) « A Jfhan deBrailly un cscii vingt sols ponr levoiagepar loy faict à Crevecœur pour Ws affaires de la ville, ainsi qu'il
est |K>rlé, etc., cy i««i». ,—
Regiaire aitx compirg, 1581-1582.
« A Pierre M ,eschfvin. la somme de deux escos pour
ong voîage par hiy faict i Amiens par divers monsieur de Cre- ▼fcceiir pendant que les troupes de monseigneur 61s du roy
passoient pour aller eu Flandres, cy n— . » —
Md.
« A Jehan Freillot [?J, manonyrier, pour avoir esté de ceste
FAITS DIVERS
.é% peite. ~ Hîsère. ~ Refus de nommes dues aa bareaa des paarres. — Rerhfrche do fin >- Dépense d'horlogerie.— Les femiers de la TiUe s*MqttitleQi mal de lears paiemenis.
Le lundi 18 juin (15S2), se présentent, dans une réunion de réche\inage, les commissaires du bureau des pauvres; la pe&te qui commence u courir dans la \ille, exposent ils, et la grande multitude des pauvres augmentant chaque jour, ne leur permettent plus de satisfaire aux nécessités du bureau, « d'autant que plusieurs et des principaulx habitans • refusent les sommes auxquelles ils ont été cotisés. Le conseil décide que tous les moyens légaux seront employés pour vaincre la mauvaise volonté de ces habitants. - Regtsirt aux dUibérations, 1581-1582.
ville à Port v*. »—
[hid*— Peut-être à roccasion du pass«ige drs troupes.
« A Pierre Toullon, messager, p^nr avoir raporté lettres de Paris (le nioos' de la Croix [?] toucbant le faict de Targenterie. »
Il est question aussi d'un voyage de Jehan Marcoul à Paris « pour le fait de Pargcnterie, comme est plus amplement déclaré lur le compte des octroys. » Mais nous n'avons pas ce compte des octrois. — Ihid.
m A Jehan deCourchelles et Pierre Poulti«T, esche vins, la somme le ung escu deux tiers pour les frais du volage faict par eutx en la ville du Crotoy pour gouster les vins pour le remplissement lu magasin de Rue, cy t 1*^11^»—
— in —
Est-ce ao point de vae de rapproTîsioDiiefiieDt de la Yille, au poiut de vue des fournitures a faire au magasin de Rue, — voyez à Tanuée 157^-1579, — que la recherche do vin était faite?
• A Pierre de Buigny, Mathieu Freilloy |T| , Jehan de Yillers et Jacques Houssel, la somme de deux escus quarante sols a eulx taxée pour avoir faict une reveue et recherche des vins estans en ceste ville, cj. . nr* xl*. • — il^ aux comptes, I581-15b2.
II est a croire que la ville qui avait, comme on sait, fliit cadeau d'une horloge à la reine Marie Stuart, eut encore cette année quelque don du même genre à offrir, a moins que Téchevinage n eût à faire réparer os renouveler Tappareil que « conduisait • Artus Formentîn (1) :
« A Nicolas Plantart, maistre orloger, lit-on dans le
registre aux comptée, "hr somme de treize escos vingt sob pour ouvrage de son dict mestier sellon qii*il est porté par mandement du Xlll** jour Û'odUAfre mil T*
quatre vingt et ung, cy xnr* tx». •
En Tannée 1581-1582, Téchevinage est obligé de faire faire des commandements par un sergent royal aux termicrs de la ville de payer le prix de leurs fermes. Deux eseus sont donnés au sergent, ce qui prouve ua bon nombre de commandements
(lyVoyei les traitements au chapitre du RenouveUeawat ^^ la loi.