‹ La Ligue a Abbeville, 1576-1594Chapitre 5 sur 14 · LA GUERRE EN BOULONNOIS · texte numérisé non relu

LA GUERRE EN BOULONNOIS

La guerre, nous l'avons dit, n'attirait pas seulement l'attention et les ressources de la ville vers les frontières de la Normandie; elle les attirait aussi du côté du Boulonnois.

XXe jour de septembre, assemblée nombreuse à deux cloches :

« Sur la lecture faicte par le maieur de certaines lettres de messieurs de la Chambre d'Amiens en date du XVII de ce mois, par lesquelles lesd. sieurs prétendent nous charger (nous rendre responsables) de la prise de Samer en Boullenois, du capitaine Arceuville et de ses soldards fautte de paiement des garnisons aud. lieu, davantaige nous charger à l'advenir du paiement desd. garnisons de Boullenois et des munitions nécessaires à la ville et citadelle de Monstroeul, comme sy nous recepvions les deniers ordinaires et extraordinaires de ceste ellection de Ponthieu,a esté advisé que l'on fera responce bien ample ausdictes lettres pour faire entendre ausd sieurs d'Amiens, comme nous sommes garnis des quittances dud. cappitaine Arceuville et de ses soldards et d'autres garnisons dud. Boullenois, paiées manuellement

Buissy, hôtesse du Petit Sainct-Jacques, qui les avoit achetés comme il appert plus pnrticullièrement par le procès-verbal dudict Thomas Lecat, du XXVIe septembre dud. an Ve 1111" IX,

cy rendu, cy xxxn"c vu'. »

- Ibid.

« Ledict jour (27* de septembre 1589), Jacques de Vincheneuil pour avoir retiré les veneaulx[?] travaillais à l'ouvrage de la ville

et les envoyés au camp condampné en ung escu \"c. »

-Ibid.

par l'un des eschevins de céans à ce depputté, tellement qu'il n'y a eu aulcune fautte de nostre part, aiant fourny et paie entièrement la somme de vu111 livres, à laquelle nous avions esté cottisés pour nostre cotte part du paiement des garnisons dud. Boullenois, et qu'il nous est impossible desatisffaire au paiement desd. garnisons de Boullenois à l'advenir et aux munitions nécessaires aud. Monstroeul, attendu qu'ils scavent bien que nous ne recepvons aulcune chose des deniers , soit ordinaires ou extraordinaires dud. Ponthieu , et que Le Devin, siéger, se transportera, avec telle compaignie qu'il vouldra choisir en ceste ville, vers Monseigneur le duc de Maienne, lieutenant général de l'Estat et couronne de France, pour luy l'aire entendre ce que dessus, et, crainte que lesd. sieurs d'Amiens ne luy en aient escript ou fait dire aultrement qu'il est porté par lesd. lettres; et, par le mesme moyen, led. Le Devin a esté chargé, s'il trouve à propos, de présenter requeste à mond. seigneur du Maine , narrative des grands frais que les habitans ont laicts pour continuer la réparation de la ville, emprunts de deniers du bureau des paouvres de lad ville, obligations contractées pour le fournissement tant des munitions de pain, vin, cordaiges, que auttres causes pour le secours de l'armée de mond. seigneur du Maine et de celles de Picardie conduictes par Monsieur de Ballagny , affin d'avoir assignation sur les plus clcrs deniers dud. Ponthieu pourseureté du paiement desdictes advances, mesmement à ce quy (qu'il) luy plaise ordonner qu'il sera faict en ceste ville ung magasin de bled quy se prendra sur les héréticques, politicques et auttres du party contre nostre saincte Union en ceste seigneurie

de Ponthieu, comme lesd. sieurs d'Amiens d'auttre part ont achepté et faict magasin de quatorze cens septiers de bled, mesure d'Abbeville, des deniers proceddans de la bourse commune de la province, et, au surplus, remonstrer ce quy est de la vérité notoire. »

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