‹ La ligue à MetzChapitre 15 sur 38 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

croyons pouvoir mieux faire que de la reproduire à peu près littéralement.

En iSyS, suivant ce que dit Buffet, un docte seigneur bourguignon lui avait donné à traduire en français un livre de prières de Johannes Avenarius, docteur et professeur es lettres hébraïques, à Wittemberg. Il se met à l'œuvre, mais il s'arrête bientôt, à cause de certains passages sur l'invocation des saints, qui lui étaient, dit-il, à scandale. Après quelques hésitations, il reprend son travail, parce qu'il trouvait dans l'ouvrage beaucoup de bon. Jacques Maistrot, suffragant de Lyon, et l'oncle de Buffet, condamnaient le livre comme entaché de luthéranisme. Barthélémy Spiritus, docteur et Carme de Semur, théologal de Tournus, l'approuvait au contraire, sauf certains passages « antiromains » que le traducteur modifie ou supprime. Le reste paraissait à Buffet excellent.

Sous cette influence, Buffet perd peu à peu, dit-il, le goût de son bréviaire et de ses Heures canoniales ; il commence à user, dans ses dévotions, du livre d' Avenarius, qui lui semblait plus conforme aux enseignements évangéliques ; il finit enfin par ne plus dire d'autres prières. Bien plus, pour ses sermons de l'Avent i5jg, où il devait prêcher sur l'oraison dominicale, il consulte la liturgie de Genève, les Pères et surtout saint Augustin, puis les écrits de Calvin et des docteurs de la Compagnie de Jésus. Il

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