‹ La ligue à MetzChapitre 28 sur 38 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

dans son sein. La révolution de i 552 y avait trouve' le protestantisme interdit depuis l'ordonnance du 1 3 octobre 1543, mais y existant cependant toujours, y progressant même, à l'état plus ou moins clandestin. A partir de ce moment, les événements devaient favoriser son développement, sans pourtant lui donner tout d'abord, loin de là, un libre essor. Le culte réformé, supprimé dans la ville, se réfugie dans les villages des alentours, à Montoy notamment, où l'installe publiquement, en i 559, ^- ^^ Clervant, seigneur du lieu. Dans Metz même, après des alternatives de rigueur et de relâchement, l'interdiction finit par être levée. A la mort de François II, et à la suite d'une démarche faite par les religionnaires messins aux États d'Orléans, l'exercice leur est accordé dans le voisinage de la ville, à Saint- Ladre, et un peu plus tard dans l'intérieur de celle-ci, mais un peu à l'écart, au lieu dit le Retranchement, où ils peuvent élever, pour la première fois, un temple, en i5Gi. En 1569, les interdictions sont renouvelées ; le temple du Retranchement est démoli. Le culte dissident est prohibé jusqu'à l'édit de pacification de iSyô, qui lui rend, pour un instant, la liberté et permet de relever le temple, cette fois au cœur de la ville, dans la rue de la Chèvre, où, à peine terminé, il est fermé cependant au bout de quelques mois, en ibj-j. Le culte réformé n'est plus toléré dès lors que dans les villages, à Montoy entre autres comme par le passé, à partir de iSyS,

Page 1