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Chapitre XXI Êtes-vous F.-. Maçon

"pXEPUIS quelques mois, des personnes qui s'inté- -*— ' ressent beaucoup au vice-président de la Ligue canadienne de l'Enseignement, lui ont bien en vain posé quelques questions.

C'est ainsi que dans le Rappel (6 décembre 1903), on lisait ce bref entrefilet :

« M. Godfroy Langlois, directeur du journal libéral le Canada, membre de la Ligue de l'Enseignement, et aspirant ministre de l'instruction publique, est-il le même AL Godfroy Langlois qui fut le promoteur de la Loge maçonnique française de Montréal, appelée rÉMANciPATiox ?

M. Godfroy Langlois a-t-il répondu ?

Dans son numéro du 27 décembre 1903, la Croix de Montréal citait un article de M. Emile Massard sur la franc- maçonnerie, qui se terminait ainsi :

« Dans la maçonnerie, quoiqu'on en dise, il ne peut y avoir de libre examen. Les cerveaux sont enchaînés. Or cet état de choses est d'autant plus dangereux que 25 % des instituteurs qui font partie de la congrégation du Grand-Orient et vont chercher leur mot d'ordre dans les loges.

«Voilà ce qu'on appelle la neutralité scolaire ! Pourvu que les F/, ne forcent pas un jour nos enfants à faire «vœu d'obéissance pour tout ce qui touche aux questions maçonniques internationales ! »

L,a Croix ajoutait :

« Est-ce donc à ces mêmes beaux résultats d'internationalisme et de lèse-patrie que tend la propagande de la Loge V Émancipation, de Montréal ?

« Nous posons la question à «la lumière de cette loge» ; à un certain «vénérable» nommé Langlois, journaliste, qui, après s'être fait initier aux mystères de l'équerre, le 25 décembre, jour de Noël 1895, dans la Loge les Cœurs-Unis, s'en retirait avec fracas, en faisant claquer les portes du temple, quelques mois plus tard, sous prétexte qu'il n'y avait point rencontré assez de zèle anticatholique. C'est de cette scission entre frères ennemis que naquit, on le sait, la Loge V Émancipation.

« L'autorité étant, comme on le voit, absolument compétente, nous attendons une réponse catégorique à notre interrogation.

« Nous nous ferons un devoir de signaler cette réponse au patriotisme des Canadiens français. »

M. Langlois n'a jamais, que nous sachions, contredit l'exactitude de ces renseignements.

Il y va de votre intérêt : Que ne répondez-vous, monsieur I^ansflois ?

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