RÉSUMÉ
J'accomplis la grande période politique et religieuse du seizième siècle; et il m'est diftieile, avant d'entrer dans une autre époque de civilisation, de ne pas jeter un regard en arrière, \X)ur nettement préciser les traits généraux de l'histoire que je viens de tracer. En face de cette masse de faits et de documents, je crains qu'il ne soit né quelque confusion sur les choses et les caractères ; il faut mettre une pensée dans ce vaste tout. J'ai défini les trois parties de mon travail, c'est-à-dire la Réforme, la Ligue et le règne de Henri IV, par ces trois expressions qui rendent nettement l'idée fondamentale du livre: action, réaction, transaction. La réforme , c'est le mouvement d'une opinion nouvelle qui veut s'imposer à des habitudes antiques ; c'est une révolution intellectuelle qui se présente sous des formes trop violentes, comme une nouveauté trop hostiles aux faits existants, pour qu'elle ne trouve pas dans ces faits une opposition aussi persévérante qu'elle est vive et impétueuse. Quand on offrit la réforme à la société du seizième siècle, partout où elle ne fut point admise, elle excita une longue et une sanglante persécution; les principes catholiques s'associèrent pour la résistance, et voilà ce qui fait que je considère la ligue, avec ses forces et sa constitution matérielle, comme une véritable réaction au système annoncé par Luther. Puis, quand cette lutte a fait verser des torrents de sang, lorsqu'il y a épuisement des deux partis, arrive un roi indifférent qui cherche à concilier les opinions hostiles, «t c'est cette troisième période qui prend le caractère de la transaction.
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