‹ La ligue et les papesChapitre 22 sur 32 · LA U6UB · texte numérisé non relu

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Damville arrivait le 23. Or la présence auprès du Roi de h femme et du frère de Montmorency semblait lui garantir le concours prochain et décisif du grand seigneur.

Henri III devait être accompagné de la Reine, suivie sealement de quelques dames âgAas, car ordre avait été doDQék toutes les demoiselles dhonneur de se retirer 2^ Cbenonceatu. On voulait ainsi rendre le voyage plus facile et supprimer Tabus criant des indiscrétions de ces jeunes filles, empressées k transmettre h Tennemi toutes les décidions prises ï la cour.

Le Légat invité à accompagner Sa Majesté accepta, mais comme il ne voulait pas se trouver dans une église avecle Roi avant qu'il fut absous par le Pape, il refusa d'assister aux fiançailles de la Princ^se de Lorraine avec le grand duc de Toscane (1). Henri III, vivement contrarié, retarda son départ de deux jours et fit dire ensuite au Légat qu'il pouvait toujours partir avant lui. Il ne fut pas difficile i Morosini d'interpréter cette permission comme un désir de l'éloigner.

Pourquoi le Roi avait-il manifesté le projet d'aller à Nevers et à Moulins? Ëtait-il sincère dans sa résolution de s'unir aux catholiques? était -il fourbe et avait-il voulu seulement se faire bien venir du Pape afin d'obtenir l'absolution désirée? On ne sait, mais tout d'un coup, au lieu de rechercher comme auparavant la présence du Légat, le Roi Técarta, et au lieu de se rendre h Nevers il vint à Tours, ville royaliste dont l'archevêque avait ordonné, sous peine d'excommunication, à tous les curés et confesseurs de ne pas absoudre les Ligueurs. L'arrivée du Roi dans cette cité était en tous cas un symptôme, ou de guerre contre les hérétiques, ou d'alliance avec eux, car le roi de Navarre n'était pas loin.

Aussitôt après la mort du duc de Guise, et comme une

(1) Les fiançailles curent lieu le i6 février : la Princesse partit pour Lyon iQ â7. Catherino de Médicis avait voulu que le contrat fut «P^* le 8 décembre dans la chambre du Légat qui y apposa sa signature. Arch. du Vatican. Lettej^, t. XXVII, fo 230. Horace Rucellai était venu le 15 octobre conclure le maria^^e. /A., f» 170.

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