‹ La limitation des armements navalsChapitre 13 sur 58 · HD · texte numérisé non relu

HD

les puissances se heurtait à des obstacles presque insurmontables, mais, malgré tout, elle élabora un projet de convention pour « l’extension du traité de Washington à foutes les puissances non signalaires » et y indiqua, pour toutes les nations en possession de capital-ships, des chiffres de tonnage.

LA CONFERENCE DE ROME (14-25 février 1924)

Aux membres de la sous-commission navale de la commission permanente consultative, se joignirent les représentants des pays invités, qui se réunirent en conférence à Rome, du 14 au 25 février i924. Le projet de convention préparé par la sous-commission navale fut soumis à l’appréciation des délégués. Il reposait sur le principe, consacré à Washington, du statu quo à la date du 12 novembre 1921, principe qui fut écarté par presque toutes les puissances.

En définitive la Conférence ne put aboutir à un accord quant au choix d’un critérium permettant d'évaluer le tonnage en bâtiments de ligne à allouer aux différents Etats. On ne put s’entendre ni sur les principes ni même sur la procédure à suivre au sujet de la « limitation des armements navals », chaque pays ne considérant que son intérêt particulier, sa situation propre, ses besoins nécessaires à sa sécurité, alors que pour pouvoir réaliser une entente susceptible de recueillir l’adhésion de tous il eut

MER LT Pete

fallu de la part des Etats présents, une certaine réciprocité de concessions faites en considération de l'intérêt général.

Alors on décida que chaque pays resterait seul juge de son tonnage et que chacun des délégués devrait indiquer le chiffre qui d’après lui serait indispensable, au point de vue strictement technique, pour garantir la sécurité de son pays et faire connaître son opinion au sujet de l’acceptation d’une trève navale. Puis on entreprit la discussion article par article du projet de convention.

La Conférence de Rome, par l’échec complet auquel elle aboutit, fait ressortir la grande difficulté, voire même l’impossibilité de transposer ainsi une solution particulière admise pour un certain groupe de puissances sur le plan général d’une limitation conventionnelle mondiale des armements, d'étendre une solution propre à certains Etats à l’ensemble des nations qui se trouvent placées dans des conditions totalement différentes.

Alors on abandonne définitivement la question de l’extension aux puissances non (signataires des principes du traité naval de Washington, principes, dont la Conférence de Rome vient de démontrer tout l’arbitraire et la non-concordance avec ceux de l’article 8 du pacte de la S. d. N,, aussi celle-ci, désormais va s’efforcer de réunir une conférence internationale dans laquelle le problème de « la limitation des armements navals » sera envisagé comme partie intégrante du désarmement général.

Page 1