‹ La limitation des armements navalsChapitre 15 sur 58 · EUR · texte numérisé non relu

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saient à la Grande-Bretagne el à ses dominions (2), ayant été repoussé, le Gouvernement Britannique suggéra alors de réaliser des accords spéciaux répondant à des nécessités spéciales, au lieu de s’efforcer de combler les lacunes du pacte par une solution générale.

Aussi la VI* Assemblée, en septembre 1925, un mois avant que les accords de Locarno fussent signés, pensant qu'il était indispensable d'engager sans délai, les travaux préparatoires à la limitation des armements qui permettraient de convoquer avec les meilleures chances de succès la conférence du désarmement prévue, invita le Conseil à procéder à ces études préliminaires. En conséquence celui-ci créa un nouvel organisme ouvert à toutes les puissances: ce fut la « Commission préparatoire à la Conférence chargée de procéder à la réduction des armements nationaux au minimum compatible avec la sécurité nationale et avec l'exécution des obligations internationales imposées par une action unanime ». Elle devait assurer la direction et la coordination de tous les travaux nécessaires à la réunion de la Conférence pour la préparation de laquelle elle devint l’organe essentiel. Elle fut composée de représentants des Etats membres du Conseil et de représentants des pays qui sont, relativement au problème du désarmement, dans une situation spéciale, par suite de leur position géographique. Deux Etats qui ne font pas partie de la S. d. N. y siègent : les Etats-Unis, depuis l’origine de la Commission, et l'U. R. S. S. depuis le mois de novembre 1927 seulement.

(2) Car l'incertitude de la politique que suivrait les Etats-Unis en cas de blocus ou de sanctions lui faisait craindre, si elle prenait un engagement précis, d’avoir un jour à se heurter à la flotte américaine. Or l’Angleterre redoute que de tels engagements l’entraînent çontre son gré dans une guerre.

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