‹ La limitation des armements navalsChapitre 3 sur 58 · es croiseuts, 800 — a destroyers · texte numérisé non relu

es croiseuts, 800 — a destroyers

200 — — torpilleurs.

Sauf en cas de perte du bâtiment les unités des différentes classes ne pourront être remplacées qu'après une période de :

20 ans pour les cuirassés et croiseurs.

15 ans pour lés déstroyers et torpillèurs à compter du lancement des bâtiments.

4° La construction et l’acquisition de tous bâtiments sous-marins, même de commerce, sont interdites.

5° Les bâtiments armés de la flotte allemande ne pourront avoir à bord ou en réservé qüé les quantités d'armes, de munitions et de matériel de guerre fixées par les principales puissances alliées et associées.

6° Les effectifs de la marine marchandé doivent être exclusivement recrutés par voie d’engagéméents volontaires, contractés pour une durée d’au moins 25 ans continus pour les officiers et « warrant officiers >» et 12 ans continus pour les sous-officiers et les hommes. »

La flotte ainsi maintenue à l’Allemagne est celle qui est jugée nécéssaire à sa sécurité nationale, pour ässtifer la défénse de ses côtes, Le traité de Vérsailles classée pour l’avenit l'Allemagne pafmi les puissances nävales dé second ordre.

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En ce qui concerne la réduction des forces navales des pays alliés, l'Angleterre, à la Conférence de Paris ne désirait qu'une seule chose : le maintien du statu quo maritime, car sortie de la guerre, à la tête d’une flotte considérable, elle n’aspirait qu’à conserver cette situation prépondérante.

Après la guerre, les Etats-Unis qui ont beaucoup construit ont surtout des programmes de construction considérables. De même au Japon. Une course aux armements anglo-américo-japonaise s’esquissait déjà. Aussi, à la fin de 1920, les Américains furent-ils amenés à se demander si leur politique navale n'était pas contraire aux intérêts de leur pays. Comme ïil eut été impossible à l’Amérique d'accroître ainsi sans cesse ses dépenses en armements navals sans soulever des protestations dans le public américain, quelques hommes politiques influents dont le sénateur Borah, pressèrent le Gouvernement d'engager des négotiations avec les principales puissances, en vue d’obtenir des vacances navales.

L'idée d’une conférence fut bien accueillie en Grande- Bretagne qui désirait avant tout éviter une rivalité des armements maritimes. De même au Japon dont le budget de défense était trop élevé.

Dans («ces trois pays un accord en vue de « limiter les armements navals » semblait désormais possible.

La France, elle, occupée à relever les ruines de son sol envahi s'était vue dans l’obligation de négliger sa flotte. Sa situation financière précaire ne lui permettait pas de prendre part à cette course aux armements qui en 1921 porte essentiellement sur les bâtiments de ligne (capitalships),

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En 1921, le tonnage total des flottes en service était le suivant :

Grande-Bretagne... 0... 1.800.000 tonnes

TN ER ete, Le NAN 1.170.000 LENS E ISRAEL EE RENE UE 627.000 PACE ER MES sn" MR 920.000 PTE den Dee LAINE, 339.000

A vette date, certains pays très atteints par la guerre n’ont pas encore trouvé le moyen de reconstruire leur flotte, aussi ceux qui avaient été moins éprouvés étaient-ils placés dans une situation bien meilleure et cependant c’est sur un tel état de choses que devaient se baser les accords de Washington qui ne tiendront compte ni des sacrifices faits par certaines nations, ni des nécessités de la sécurité nationale et prendront, pour fixer désormais l’importance des flottes à venir la base de l'existant en « capital ships » pour l'appliquer à toutes les autres catégories de navires de guerre, selon un coefficient déterminé.

Pour mieux apprécier encore le danger que cette course aux armements eut fait courir au monde si un accord internationaf n’était venu y mettre un ferme, indiquons brièvement la progression du coût de construction des diverses unités composant les marines de guerre, qui pour les navires de combat atteint 5 à 600 % et il s’ensuit forcément une progression très accélérée du coût d’entretien, ainsi que l’accroissement du tonnage des navires, qui pour les grandes unités de combat a été porté à 45.000 tonnes, de la puissance, qui pour les capital-ships s'élève à 144.000 HP, et de leur armement : le calibre des canons est aujourd’hui de 406 m/m,

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