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pée va être effectuée sont au nombre de cinq pour l’Empire Britannique (Iron duke, Marlborough, Emperor of India, Benbow, et Tiger), de trois pour les Etats-Unis (Florida, Utah, Wyoming) et de un pour le Japon (Hiyiei), ce dernier devant être transformé en bâtiment-école. Or, tous ces navires auraient eu le droit de demeurer en service jusqu’en 1934 et 1935. De ce fait, les escadres cuirassées, britannique, américaine et japonaise disposeront respectivement des effectifs suivants :
La Grande-Bretagne : 15 unités armées de canons de 381 ou 406 m/m. Les Etats-Unis : 15 unités également, mais l’âge plus élevé des cuirassés américains est compensé par une supériorité sensible du nombre des pièces de l’arüillerie principale : 160 contre 118 pour les navires anglais Le Japon : 9 unités et 88 pièces d'artillerie principale.
L'accord à trois porte également sur les autres catégories de bâtiments.
Les chiffres que les puissances s'engagent à ne pas dépasser à la date du 31 décembre 1936, date à laquelle la convention sera revisée, sont les suivants, en ce qui con-
cerne les bâtiments auxiliaires :
Pour les croiseurs de 10.000 tonnes ou moins armés de canons de plus de 155 m/m (6 pouces) : l’Empire Britannique 146.800 tonnes, soit 15 unités, les Etats-Unis 180.000 tonnes soit 18 unités, le Japon 108.400 tonnes, soit 12 unités.
Pour les croiseurs plus petits porteurs de canons d’un calibre maximum de 155 m/m (6 pouces) : l’Empire Britannique 192.000 tonnes, les Etats-Unis 143.500 tonnes, le Japon 100. 450 tonnes.
Pour les destroyers, les deux nations anglo-saxonnes ob-
REQUE EE
tiennent le même tonnage de 150.000 tonnes, le Japon 105.500 tonnes.
Pour les sous-marins, les trois puissances navales sont placées sur un pied d’égalité avac le chiffre de 52.700 tonnes. A
Cette partie du traité à trois contient la clause de sauvegarde que nous avons indiquée plus haut (8).
Ensuite l’accord à trois donne la définition des croiseurs : « bâtiments de guerre de surface autres que les bâtiments de ligne ou les navires porte-aéronefs dont le déplacement-type excède 1.850 tonnes ou dont l'artillerie dépasse le calibre de 130 m/m. »
« La classe des croiseurs se divise en deux sous-classes, à savoir : |
a) croiseurs portant un canon dont le calibre dépasse 155 m/m (6 pouces). »
b) croiseurs portant un canon dont le calibre ne dépasse pas 155 m/m (6 pouces). »
Puis il donne celle des destroyers : « bâtiments de guerre de surface dont le déplacement-type ne dépasse pas 1.850 tonnes et dont le calibre de l'artillerie ne dépasse pas 130 m/m (5 pouces).
La méthode de limitation des armements navals, basée sur la proposition transactionnelle française, acceptée et mise en application pour la Grande-Bretagne, les Etats- Unis et le Japon n’a pu être insérée dans le texte du traité par suite d’une réserve générale de l'Italie, qui déclara qu’elle ne l’accepterait que si la France consentait à admettre son droit à la parité, réserve faite par elle au moment de la discussion de cette méthode et qu’elle maintint
(8) Voir page 69,