LOGE
N’expriment-ils pas avec clarté que l'Italie a toujours eu une marine bien inférieure à la nôtre! Et, n’est-ce pas une singulière façon de préparer la réduciion des armements que de réclamer la parité avec une flotte deux fois plus puissante?
Quant à l’argument que l’on nous a opposé, à savoir qu'à Washington nous avions admis l'égalité navale avec l'Italie, point n’est besoin, nous semble-t-il, pour en démontrer la fausseté, de rappeler qui si notre pays a accepté le pourcentage qu'on lui accordait en 1922, il n’entrait pas dans ses vues d'accorder la parité à l’Italie, son acceptation étant uniquement motivée par le fait que la limitation portait sur la catégorie des bâtiments de ligne dont nos techniciens à l’époque, se plaçant au point de vue défensif se désintéressaient et que, d’autre part, nous conservions notre entière liberté pour toutes les autres catégories de navires.
En réalité seules des considérations de prestige poussant l’Italie à revendiquer une parité navale avec nous, il est inutile de chencher un argument politique pour essayer de justifier ce geste d’orgueil du fascisme.
D'autre part, M. Mussolini sait fort bien que si nous entrions dans ses vues, il en résulterait pour son pays une supériorité en Méditerranée, puisque, alors que les deux flottes seraient placées sur un pied d’égalité, la nôtre serait dispersée sur deux mers.
Aussi, le Gouvernement Italien, doit-il seul aujourd’hui Supporter la responsabilité d’avoir fait échouer la Conférence de Londres par le refus qu’il a opposé de faire connaître ses besoins réels, d'accepter qu’ils soient examinés et discutés comme ceux des autres puissances, enfin par ses