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exigences en revendiquant avec un autre pays la parité sans même essayer, et pour cause, de justifier sa prétention.
Ainsi donc, on peut affirmer, sans crainte de contradiction, que c’est l’Italie, par son attitude intransigeante, qui a empêché non seulement la réalisation d’un accord entre les cinq puissances navales présentes, mais aussi entre quatre d’entre elles, la France s’étant vue dans l'obligation de faire des réserves expresses quant aux réductions qu'elle pourrait consentir si sa voisine des Alpes devait garder toute liberté pour accroître ses forces navales. Enfin même l'accord à trois se trouve menacé par le fait que la France et l'Italie, ne l'ayant point signé, conservent toute latitude de construction.
Quant au Gouvernement Français, s’il n’a pas adhéré à l’accord des trois principales nations maritimes, c’est qu’il n’a pas voulu consacrer l'isolement de l'Italie et d’autre part, qu'ayant voulu rester fidèle au principe de l’interdépendance des armements que ses représentants à la Commission Préparatoire du désarmement n’ont jamais cessé de préconiser, il ne pouvait que reprendre le point de vue qu’il a toujours soutenu, à savoir que toute limitation navale ne saurait être réalisée qu’en liaison directe et étroite avec la limitation terrestre ou aérienne.