DE LA
Dans la première partie, nous avons vu ce qui est; cette seconde partie sera consacrée à l’étude de ce qui pourrait, de ce qui devrait être. C’est ici le lieu de poser le problème des droits de l’État et du domaine de la loi, de se demander si l’économie politique et la morale jusüifient l'intervention légale en faveur des deux millions et demi d'ouvriers soumis aux lois de 1848, 1892, 1900, 1905. Nous parlerons ensuite du mouvement sans cesse croissant pour la réduction des heures de travail, de la journée de huit heures qui en est comme la formule. Nous examinerons enfin quelle est l'influence des courtes journées sur la production, les salaires, la concurrence étrangère. Dans un appendice, nous exposerons ce qu’on peut attendre d’une limitation internationale de la durée du travail.
Nous ne prétendons pas résoudre, une fois pourtoutes, les questions complexes que nous envisagerons et réussir là où d’autres ont échoué. Notre unique souci sera la recherche des solutions les plus aptes à concilier les intérêts ouvriers, patronaux et nationaux, les plus efficaces pour rétablir la paix sociale si gravement compromise.