I. Groupe égyptien
C'est au commencement de ce siècle que les anciens hiéroglyphes d'Egypte furent déchiffrés. Depuis bien des centaines d'années ils n'étaient plus que. lettre morte. Leur déchiffrement a illustré le nom de Champollion, qui, s'il ne fut point le seul interprète de ces textes précieux, a fait incontestablement plus que tout autre pour les progrès de leur lecture.
Un mot d'abord sur les hiéroglyphes (1).
Le nombre de ces caractères est considérable ; il y en a de phonétiques, il y en a de figuratifs. Les signes phonétiques se transcrivent aisément en caractères latins. Souvent les Egyptiens n'ont écrit d'un mot que les consonnes et ont négligé les voyelles ; mais d'ordinaire il est facile de rétablir ces dernières, soit d'après le sens même du reste de la phrase, soit en comparant le mot en question avec le mot correspondant de la langue copte, dont nous allons avoir à parler tout à l'heure.
Ajoutons que les signes phonétiques peuvent être sim-
(1) Bkugsch, Grammaire hiéroglyphique. Leipzig, 1872.