COPTE
des différences existant entre l'égyptien ancien et le copte.
L'écriture démotique se lit de droite à gauche comme l'écriture hiératique. Assez rapprochée tout d'abord de cette dernière, elle finit par s'en distinguer très nettement et devint à l'époque de la domination romaine fine et dégagée.
La littérature écrite en caractères démotiques comprend des documents officiels, tels que les décrets ; des inscriptions dédicatoires gravées sur pierre ; des contrats ds vente sur papyrus, des inscriptions funéraires.
C'est au musée de Turin que se trouvent les plus anciens papyrus.
Le démotique littéraire comprend une période de dix siècles environ ; dans la première partie du troisième siècle de notre ère, il était encore en usage.
La langue copte procède de l'ancien égyptien, sa période littéraire va du troisième au septième siècle de notre ère. C'est une littérature toute chrétienne et qui est assez considérable. L'islamisme ruina la langue copte et lui substitua l'arabe partout où elle servait d'idiome populaire. Elle continua pourtant de mener dans quelques monastères une existence à peu près factice, mais aujourd'hui elle est complètement éteinte.
Le matériel phonétique du copte était plus riche que celui de l'ancien égyptien, mais sa grammaire n'en différait pas d'une façon notable. A qui connaît la langue copte, il est donc facile d'apprendre l'ancien égyptien, et réciproquement. Le vocabulaire copte comprend toutefois un assez grand nombre de mots empruntés au grec.
Le copte marque le féminin en préfixant au nom l'élément te, ti, qui n'est autre que l'ancien article féminin. Il peut encore recourir à l'allongement de la voyelle terminale [uro « roi» , urô « reine ») ou à un i suffixe. Le
signe du pluriel est u, comme en ancien égyptien, et de plus il en est un second, i, qui peut se combiner avec le premier : sbô « enseignement », au pluriel sbôui. Quant aux cas, il n'y en a point de traces : ce sont des particules placées devant le nom qui en expriment l'idée.
Le verbe copte possède la double formation par préfixes et par suffixes, qu'il est aisé de comparer à la double formation sémitique dont nous avons parlé plus haut, en traitant du sémitisme en général. Ainsi le signe k « tu », de la seconde personne du genre masculin, est placé parfois avant le thème verbal, parfois après. Mais cette différence de position n'est point capitale comme dans le verbe sémitique (où elle donne à entendre que l'action est accomplie ou qu'elle ne l'est pas) ; ici, au contraire, que l'élément personnel soit posé avant ou après le thème verbal, cela ne paraît pas avoir d'influence sur le sens du mot. C'est au moyen de verbes auxiliaires préposés au thème verbal que le copte distingue les différents temps, son parfait, son futur, etc.
L'alphabet copte n'est autre que l'alphabet grec, dont les caractères sont un peu plus gras et plus arrondis ; parfois on les incline légèrement vers la gauche. Quelques signes supplémentaires ont été ajoutés d'ailleurs à l'alphabet grec pour rendre les sons particuliers au copte que le grec ne possédait pas, par exemple notre « ch ».
On distingue en copte trois dialectes : celui de Memphis, qui possédait les aspirées kh, th, ph ; celui de Thèbes au sud, et un dialecte du nord.