‹ La LinguistiqueChapitre 61 sur 94 · GROUPE ÉTHIOPIEN · texte numérisé non relu

GROUPE ÉTHIOPIEN

départements ; dans celui de Constantine il y en aurait près de 500.000 Quant aux Berbers que l'on rencontre au sud de l'Algérie, il est fort difficile de savoir à quel nombre ils s'élèvent.

Ajoutons que la langue des Guanches, anciens habitants des Canaries, se rattachait au groupe libyen (1).

On trouve en tamachek des témoignages évidents de flexion. Il suffit de comparer les formes selmed « enseigner », seggech « faire entrer », toukemmet « être cueilli », et les formes salmad « avoir l'habitude d'enseigner », seggach « avoir l'habitude de faire entrer », toukemmat « être habituellement cueilli ». Un changement vocalique sert à former du temps aoriste le présent défini : telkemed « tu as suivi, tu suivais, tu suivis », telkamed « je suis en ce moment » Fr. Muller, Grundriss, t. III, p. 283). En kabyle, l'idée d'habitude peut être rendue par un redoublement de consonne (zer « voir », sel « entendre », d'où zerr « voir habituellement », sell, etc.), mais aussi par une mutation vocalique : gen « dormir », gan « dormir habituellement », songer « dévaster », serkem « faire bouillir », cf. sengar, serkafn. De même sousef « cracher », s ou s ouf « avoir l'habitude, de cracher » ; aouther « demander », southour « avoir l'habitude de demander ».

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