‹ La LinguistiqueChapitre 69 sur 94 · V. Parsi · texte numérisé non relu

V. Parsi

On a donné quelquefois au parsi le nom de « pâzend ». C'était là un nom inexact. Pour les Orientaux modernes zend et pâzend sont des noms de livres, non point de langues, et leur opinion sur ce point paraît parfaitement fondée. A la vérité, le nom de « zend » a prévalu sur tout autre lorsqu'il s'est agi de désigner la langue de l'Avesta, mais celui de « pâzend » n'est point tellement accepté qu'on ne puisse lui substituer le terme bien plus juste de parsi « langue des Parses ».

Le parsi fut très certainement contemporain du huzvârèche, mais il lui survécut de plusieurs centaines d'années et fut à la fois langue vulgaire et langue littéraire. Il était parlé d'ailleurs dans une région plus orientale de l'Eran et l'on n'y trouve point cette foule d'éléments araméens que possède le huzvârèche.

La grammaire du parsi est, comme la grammaire du huzvârèche, bien éloignée de cette apparence antique qui distingue le zend et le vieux perse. Il n'est pas éloigné du huzvârèche, mais il se rapproche beaucoup du persan. Toutefois, il l'emporte d'une façon très visible sur ce dernier idiome ; c'est ainsi, par exemple, qu'il conserve beaucoup mieux les éléments pronominaux anciens, et qu'il possède un grand nombre de verbes que le persan ne connaît plus. Eugène Burnouf et F. Spiegel pensent que le parsi a pu être parlé jusqu'à l'époque du poète persan Firdousi, c'est-à-dire jusqu'aux premières années du onzième siècle.

Le parsi n'a point de système particulier d'écriture ; tantôt il emploie les caractères zends, tantôt il se sert des caractères arabes.

Aujourd'hui les Parsis sont établis principalement à

Bombay, à Surat, à Baroda et dans le Gouzerat, au nombre de cinquante mille pour certains auteurs, de quatre-vingt mille pour d'autres, pour d'autres ericon au nombre de cent cinquante mille.

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