ÉTRUSQUE
du Caucase et les langues maléo-polynésiennes dans le groupe des langues indo-européennes. Cette entreprise n'eut point un heureux succès ; elle montra au moins combien il est difficile, même aux meilleurs esprits, aux esprits les plus critiques, de ne jamais céder à cette tentation.
En traitant, dans notre quatrième chapitre, des langues agglutinantes, nous avons peut-être séparé les uns des autres certains groupes qui dans l'avenir pourront se trouver rapprochés. Nous n'avons pas hésité à présenter comme tout à fait indépendants ces différents groupes.
Il se peut, toutefois, qu'à des signes incontestables on puisse reconnaître qu'une langue appartient, d'une façon générale, à telle ou telle famille d'idiomes ; mais qu'on ne puisse déterminer la place particulière qu'elle occupe dans cette famille, qu'on ne puisse, en un mot, la classer dans aucun groupe ou affirmer qu'elle forme par ellemême, par elle seule, une branche spéciale de cette famille.
Tel est le cas de plusieurs langues indo-européennes éteintes ou encore vivantes, par exemple l'albanais. Nous avons à parler actuellement de quelques-uns de ces idiomes non classés.