‹ La Linite Plastique Gastro-IntestinaleChapitre 20 sur 33 · A0 TE · texte numérisé non relu

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sèements glaireux surtout après les repas avec quelquefois des filets de sang. Pas de syphilis, ni de typhoïde, ni de dysenterie. Mort dans le coma trois mois après son entrée avec signes d'obstruction incomplète de l'intestin.

A l’autopsie : Linite plastique de tout l'estomac Rétrécissements sur le côlon transverse et le rectum.

Ascite : 2 à 3litres de liquide parfaitement clair.

« On voit sur le mésentère de nombreuses petites taches blanches, aplaties, du diamètre d'une lentille à celui d'un noyau de cerise Elles font un léger relief sur la surface péritonéale. Elles sont excessivement nombreuses et disséminées sur toute l'étendue du mésentère. 11 existe deux points rétrécis sur le côlon transverse. Le rectum est le siège d'un rétrécissement serré ne laissant pas pénétrer le doigt, il est d’une longueur de 5 à 6 centimètres. Pas d'ulcérations à la

. surface de la muqueuse Celle-ci est mamelonnée. Les pa-

rois du rétrécissement atteigrent? centimètres. A l'œil nu on peut distinguer facilement les deux couches musculaires.

L'estomac est petit, les parois sont très épaisses, le duodé num ne présente rien de particulier.

L'examen histologique des taches du péritoine et des noyaux de l'épiploon a montré que l'on avait affaire € à de la péritonite chronique non tuberculeuse.

L'examen des rétrécissements montre une hypertrophie manifeste de toutes les couches constituant les parois du rectum. La muqueuse est saine, la muscularis mucosæ un peu épaissie, la celluleuse est 4 à 6 fois plus épaisse due celle du rectum sain. Elle est formée par des faisceaux de tissu conjonctif serrés les uns contre les autres et parsemée de noyaux, qui en certain endroit sont réunis en petits amas.

. La couche musculaire est hypertrophiée. La tunique celluleuse sous-péritonéale est augmentée d'épaisseur dans les

mêmes proportions et offre le.même aspect que la tunique

.celluleuse sous-muqueuse ».

D'autrefois l’occlusion intestinale constitue le seul trouble à l’occasion duquel les malades consultent un médecin. Il en était ainsi chez un malade dont Chuquet rapporte l'observation : Homme de 73 ans entré pour occlusion intestinale. Mal portant depuis un an. Douleurs abdominales vives depuis 3 semaines.

Le malade présentait en outre une ascite abondante, mais c’étaient les accidents d’occlusion intestinale qui l'avaient décidé à se faire soigner.

Un cas similaire se retrouve dans une observation de Delbet où l'histoire clinique se résume en une crise d’occlusion intestinale qui nécessita une intervention à la faveur de laquelle fut constatée une ascite de peu d’abondance. ss

Il faut citer dans ce groupe une forme clinique tout à

fait particulière où les signes intestinaux sont trom-.

peurs et sont loin de faire soupçonner une affection sténosante de l'intestin. Ce sont les formes avec diarrhées.

Chez certains malades en effet il existe une diarrhée profuse. Ainsi chez le malade dont Curtis rapporte l’observation une diarrhée provoquant 12 à 15 selles par jour s’est manifestée pendant toute la durée de la maladie. >

Un malade de Newton Pitt souffrait depuis 4 semaines de diarrhée avec vomissements et distension de l'abdomen. :

Dans l'observation de Achard, Mouzon et Marchal le

malade était atteint de diarrhée iréquente.

Enfin dans un cas de Bret et Paint le malade, qui

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souffrait de coliques intestinales très douloureuses et de constipation, présenta à la phase terminale de sa‘maladie une diarrhée profuse.

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