partie moyenne, ainsi qu'au milieu et à la terminaison du
côlon descendant.
Le cæcum est très souple, l'orifice iléo-cæcal perméable ; mais, sur la face postérieure du cæcum, l’appendice épaissi, rétracté et fibreux, est marqué par un foyer de péritonite scléreuse qui naît sur la face postérieure du cæcum, englobe l'appendice et se prolonge par des brides fibreuses jusqu'à l’agglomération d'anses grêles. 2
A partir du côlon sigmoïde, l'infiltration Jinitique, au lieu de se cantonner à l'insertion du méso, forme un anneau complet qui réduit la lumière à un pertuis petit et sinueux. A la partie inférieure du sigmoïde, cette infiltration diffuse dans le pelvis et forme dans le Douglas une masse épaisse qui fixe le sigmoïde à l'ampoule rectale ainsi qu’au fond de l'utérus et aux annexes.
Les deux ovaires forment des masses très dures et bosselées du volume d'une grosse prune ; à la coupe, leur surface est homogène, blanche, jaunâtre, nettement néoplasique . L'utérus est fibromateux et ne semble pas envahi.
Le reste de l’autopsie est normal, si l'on excepte la présence sur la face antérieure gauche du péricarde viscéral, au
-voisinage de l'origine de l'aorte, d'un groupe d'une douzaine
de granulations blanchâtres et indurées, de la taille d’une lentille. Tout autour la surface du péricarde est dépolie et blanchâtre. La séreuse contient environ 50. centimètres de liquide citrin.
Nous serons bref sur la description histologique car elle est conforme aux données classiques.
Les deux éléments constituants de la linite sont inégalemeht représentés. [l est des zones où la réaction fibreuse et
Lo
lymphoïde prédomine ; d’autres où les cellules néoplasiques sont en abondance. Tardis que dans l'estomac celles-ci sont le plus souvent très atypiques (petites, irrégulières, contractées autour d’un noyau hyperchromatique), au niveau de l'intestin, les cellules sont presque toujours volumineuses,
Rig. 3
arrondies ou cubiques, parfois en amas et en plasmodes multinucléés. Elles sont disséminées ou disposées en travées en quelques points, elles constituent des acini creux ou pleins qui donnent la preuvede leur nature épithéliale. Un grand nombre subissent la dégénérescence muqueuse, que met bien en évidence la coloration par le muci-carmin. Le mucus remplit la cellule ou la creuse de vacuoles pouvant la réduire à un simple anneau protoplasmique,
La muqueuse n'estenvahie que par endroits, dans sa cou-. che profonde et les espaces interglandulaires. Plus rarement
Lt
l'infiltration gagne la surface et constitue de nodules microscopiques, qui ulcèrent la paroi et font saillie dans la lumière (fig. 4). La muscularis mucosæ est conservée.
Le siège de prédilection des lésions est surtout la sousmuqueuse et la sous-séreuse, formant ainsi une gaine épaisse autour de la musculeuse et qui presque partout garde son épaisseur normale, bien qu’elle soit souvent envahie et dissociée.
Fig. 4
La sous-séreuse, surtout est hypertrophiée ; elle est comme boursouflée surtout au voisinage de l'insertion des mésos.
Nous reproduisons des préparations prises à des étages différents et qui rendent un compte exact des lésions.
1° Au niveau d une lésion sténosante du grêle, avec infiltration du méso (fig. 4). :
La lumière intestinale est rétrécie, mais la muqueuse est souple, villeuse, intacte sauf en un point où elle est remplacée par un nodule néoplasique.
La muscularis mucosæ est visible. La sous-muqueuse est infiitrée, mais n'est que modérément hypertrophiée.La musculeuse est dissociée au niveau de sa couche longitudinale.
She
La sous-séreuse surtout est envahie. L'infiltration linitique va en augmentant vers l’attache du mésentère : elle constitue là un gros nodule (chaton de la bague) et se prolonge ensuite dans le mésentère. Les cellules cancéreuses sont très inégalement réparties dans le tissu fibreux, en amas, en traînées, en groupement pseudo-acineux, Les vais-