‹ La Lithase Du Cholédoque: Sans IctèreChapitre 30 sur 54 · CU É · texte numérisé non relu

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général mauvais. L'alimentation est 'à peu près impossible, en raison des coliques hépatiques qu'elle provoque, des vomissements et de la crainte de souffrir qu'éprouve la malade lorsqu'elle essaye de s'alimenter. Le foie dépasse les fausses côtes; la vésicule n'est pas nettement perçue, mais la palpation de la région vésiculaire est manifestement douloureuse.

Le professeur Villard, appelé par le docteur de Giverdey, conclut à une lithiase vésiculaire à cause de l'absence des signes cholédociens caractéristiques : ictère et accès fébriles à grandes oscillations. Une intervention est décidée.

7 février 1916. — Opération. — Incision de Mayo. Le foie déborde les fausses côtes ; il est facilement extériorisé et récliné en haut. La vésicule, cachée sous la face inférieure, est bourrée de calculs. Il en est de même du cholédoque et de l'hépatique. On se décide done à pratiquer la choléeystectomie et la cholédocotomie. Le -cholédoque contenait 20 calculs du volume d’un gros pois. Drain de Kebhr. Tamponnement soushépatique à la gaze.

Suites normales. Ablation des mèches au 8° jour et du drain de Kehr au 15°. Abondant écoulement de bile. La fistule est tarie au bout de six semaines, et à ce moment, la guérison es£ complète. Très rapide amélioration de l’état général. L'alimentation est normale, et la malade voit, à sa grande surprise, qu'elle peut ingérer sans malaise des aliments qu’elle redoutait particulièrement autrefois.

En janvier 1918, la malade a brusquement repris une crise de colique hépatique.

En août 1918, nouvelle crise.

En juillet 1919, une crise survient pendant une saison à Vichy. É

En février 1920, nouvelle crise. |

Depuis février 1920, l’état général est redevenu très bon et la malade n'a pas eu de nouvelles coliques hépatiques. Etant donné, lé grand nombre des calculs qui existaient dans la: vésicule biliaire, dans l'hépatique et dans le cholédoque, il y a lieu de penser que les crises qui sont survenues après l’intervention, et notamment, l'ablation de la vésicule, ont été en rapport avec une prédisposition particulière de la malade à la précipitation des sels biliaires, ou bien, à la possibilité

de calculs ayant échappé à la recherche faite lors de l’'intervention, par suite de leur présence dans les canaux intrahénatiques au-dessus des limites de l'exploration possible, et à leur migration secondaire.

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