ETUDE CLINIQUE
A. — ETIOLOGIE
Tous les auteurs s'accordent pour constater la grande fréquence de la lithiase biliaire. Pour Cruveilhier, « la Jithiase biliaire est une des lésions les plus communes de l'espèce humaine ». Très nombreux sont les cas où les calculs, n'ayant donné aucun symptôme pendant la vie, sont trouvés seulement à l’autopsie. Pour Lafon, de toutes les formes de lithiase hépatique, les formes cholédociennes sont les plus rares, chez le-vieillard; et il en trouve la raison dans l’atonie vésiculaire qui ne permettrait pas à la vésicule de chasser ses calculs dans les voies biliaires d’excrétion, si bien que chez le vieillard, la lithiase biliaire demeurerait, plus encore que chez l'adulte, une lithiase vésiculaire : ce qui pourrait laisser supposer que les cas de lithiase cholédocienne observés sont primitifs, et qu’il existerait une lithiase cholédocienne indépendante.
Il est difficile de se faire une idée exacte de la fréquence des formes anictériques de la lithiase du cholédoque, par rapport aux formes communes avec ictère, car celles-ci ne se trouvent réalisées, avec leur sympto-