Pauly. Lyon médical
LES RÉACTIONS VESICULAIRES. r,3
de 47 ans, au cours d'une colique hépatique typique, est prise subitement d'une douleur abdominale atroce, avec ballonnement excessif du ventre, algidité et collapsus cardiaque, selles involontaires. Elle meurt en deux heures, et à l'autopsie on trouve un caillot de 600 grammes dans la cavité péritonéale, une déchirure de la capsule de Glisson sur la face antéro-supérieure du foie, et, dans la partie postérieure du lobe droit, une déchirure du foie longue de trois travers de doigt, et conduisant dans un foyer hémorragique gros comme le poing et situé en plein foie. La vésicule contenait plusieurs calculs, dont un enclavé dans le cystique.
Cette très curieuse autopsie nous montre à la fois l'enclavement cystique du calcul cause de la colique hépatique, et ces lésions si rares de rupture hépatique, que l'on peut ici expliquer par une double cause, la turgescence du foie, et l'hypertension abdominale provoquée par la contracture réflexe de la paroi et par les efforts de vomissement.
Ainsi nous apparaît toute la variabilité clinique et évolutive des coliques hépatiques, signe typique de la lithiase, accident souvent léger et transitoire, mais pouvant devenir grave par ses réitérations, aussi bien que par ses modes de terminaison ou ses complications toujours possibles. Nous verrons quelles difficultés de tous genres peuvent souvent en rendre le diagnostic incertain.