PI. XIII
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Fig. i. — Cholécystite subaiguë, avec ulcération pariétale ; le fond de V ulcération est formé par la sous-séreuse épaissie et vascularisée (Lecène).
Fig. '-S."7 — Parois dliydrocholécyste. La muqueuse est remplacée par un revêtement d'épithélium cubique aplati. Dissociation de la musculaire. Très faible sclérose de la sous-séreuse (Lecène).
Fig. 2. — Cholécystite seléreuse alrophique; la muqueuse et la musculaire sont remplacées par du tissu fibreux parsemé de foyers d'infiltration leucocytaire (Lecène).
LES LESIONS VESÏCULAIRES. io5
logiquement par Cornil, par Liebold \ par Aschoff et Bacmeister, par Letulle, par Lecène2, peuvent présenter tous les degrés : formes superficielles, purement catarrhales, compliquées ou non d'érosions de la muqueuse ; formes plus graves, suppurées, décrites parfois sous le nom <¥ empyèmes de la vésicule ; formes ulcéreuses graves ; formes nécrosantes, gangreneuses et fétides, avec infection anaérobique ; on comprend à quelle série ascendante de gravité correspond la multiplicité de ces lésions infectieuses.
Dans l'évolution de ces formes variées de cholécystite, il faut tenir grand compte d'une disposition anatomique propre à la muqueuse vésiculaire et que l'on décrit sous le nom de canaux de Luschka. Sur les vésicules lithiasiques se voient des formations tubulées, à aspect pseudo-glandulaire, mais sans différenciation de l'épithélium qui les revêt. Ce sont des diverticules pariétaux, que l'on rencontre surtout au niveau du fond de la vésicule. Dans les cas de cholécystite, ces invaginations pseudo-glandulaires se montrent hypertrophiées et ramifiées ; l'épithélium desquamé remplit leur cavité, en même temps que leur paroi est infiltrée de leucocytes. Souvent aussi, dans ces diverticules, se trouvent des concrétions formées de pigment biliaire et de cholestérine sous forme de masses biréfringentes. Dans la zone péricanaliculaire, Aschoff et Bacmeister ont décrit des amas de cellules chargées de graisse, et qu'ils comparent aux cellules à cholestérine du xan-
i. Liebold in Kehr. Drei Jahre Gallenstein Chirurgie, Munich,
2. P. Lecène. Les lésions microscopiques de la vésicule biliaire lithiasique. Presse Médicale, 6 décembre igi3, p. 994.
ioô LA LITHIASE BILIAIRE.
thôme, du corps jaune, des surrénales. Flandin, sur des coupes faites après congélation, a de même constamment trouvé dans la couche sous-épithéliale et dans la couche fibro-muqueuse des amas biréfringents, se colorant en rouge orangé par le Sudan III, et qu'il interprète comme des inclusions anciennes de cholestérine. Enfin, récemment, G. Roussy1, dans une étude d'ensemble sur les réactions cellulaires provoquées par les dépôts locaux de cholestérine, a fait des constatations analogues, et a même vu dans les canaux de Luschka la cholestérine se cristalliser en tablettes typiques ; il a montré, d'autre part, la constance des grandes cellules granuleuses dans tous les tissus où se dépose la cholestérine.
D'après ces descriptions histologiques, on saisit ainsi sur le vif le mode de formation des calculs intramurattx d'Aschoff et Bacmeister, terme le plus élevé de l'infiltration cholestérinique pariétale des vésicules lithiasiques.
Dans l'évolution des cholécystites aiguës, les canaux de Luschka ne jouent pas un rôle moins important. Leurs cavités s'infiltrent et se remplissent de leucocytes, deviennent de véritables abcès histologiques, profonds, et qui ne sont plus parfois séparés de la cavité péritonéale que par la minime épaisseur de la séreuse. On voit combien une telle disposition anatomique favorise les perforations inflammatoires de la paroi vésiculaire.
Dans d'autres formes anatomiques plus rares, des cholécystites aiguës, la congestion de la muqueuse est assez intense pour aboutir à Y hémorragie inlrarésiculaire, et
i. G. Roussy. Sur les réactions cytologiques produites dans les tissus par les dépôts locaux de cristaux de cholestérine. Société de Biologie, 5 juillet iqi3, p. 18.
A. CIIAFFFARD. — lithiase biliaire.