‹ La lithiase biliaireChapitre 35 sur 62 · PI. XVIII · texte numérisé non relu

PI. XVIII

Fig. i Fig. 2 Fig. 3 Fig. 4

Fig. 1. Sulfate de Baryum — Fig. 2. Calculs hémolytiques — Fig. 3 et 4. Calculs à facettes

Radiographies comparatives de calculs biliaires et de sulfate de Baryum pris sous la même épaisseur. Clichés du D1 Ronneaux.

LE RADIODIA GNOS TIC. 1 1 5

A. Grifijaut, contenaient 19 pour 100 et 25 pour 100 de chaux1. Ces chiffres sont très élevés et il semble qu'une proportion de 1/2 pour 100 soit suffisante.

Ainsi se trouvent précisées les conditions chimiques de visibilité des cholélithes, et aussi la limite de sensibilité de la radiographie; les calculs de cholestérine nous restent invisibles; dès que des couches calcaires se produisent, et ce sont les cas les plus fréquents, les calculs deviennent visibles.

Mais si l'examen radiographique a été le point de départ de toutes ces recherches, ce serait une grande erreur que de croire que la visibilité des cholélithes est le seul but à atteindre, la seule indication que le clinicien doive demander au radiologiste.

En fait, pour que l'examen d'un cholélithiasique soit complet, trois questions doivent être posées, et, pour chacune d'elles, une méthode technique différente devra intervenir.

i° Volume et forme de la vésicule. On ne pourra en juger qu'après distension gazeuse de l'estomac par la potion de Rivière, ou la potion de Tonnet. Si la vésicule est augmentée de volume, on la voit se dessiner comme une masse sombre de siège et de forme caractéristiques au-dessous de l'encoche vésiculaire, et une image de ce genre est une forte présomption en faveur de l'existence de calculs vésiculaires. Par contre, les cholécystites calculeuses atrophiques, dans les cas où la vésicule est réduite à l'état d'un petit moignon fibreux, peuvent passer inaperçues.

En cas de doute d'interprétation, on pourra recourir au

1. P. Duval et Henri Béclère. Bulletin de la Société de Radiologie médicale de France, 9 mars 1920, p. bj.

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pneumopéritoine qui donne des images encore plus démonstratives, et sépare mieux le plan hépatique du plan rénal; mais c'est là une méthode d'exception qui ne va pas sans quelques inconvénients.

C'est encore la distension gazeuse de l'estomac qui permettra le mieux d'étudier une déformation spéciale du bord inférieur du foie, figurée par Cruveilhier dans son atlas, décrite par Trousseau dans une de ses cliniques en 1864, par Terrier et Baudouin, par Riedel en 1888, et décrite souvent à tort sous le nom de « lobe de Riedel ». Cette déformation est très importante à connaître, car elle peut être prise pour une vésicule augmentée de volume, et le nom de languette hépatique ' en donne une idée assez exacte. Quand, dans un cas de ce genre, on suit par la palpation le bord inférieur du foie, on sent, après une première encoche mousse, se détacher une masse saillante, arrondie ou oblongue à surface lisse et ferme, et qui paraît située à l'union des lobes droit et gauche du foie, un second angle mousse la séparant du lobe gauche. Au cours des interventions chirurgicales, on voit cette hypertrophie partielle du foie avoir des rapports intimes, avec une vésicule calculeuse, soit que celle-ci soit directement recouverte par la languette, soit qu'elle en longe le bord gauche, cas le plus fréquent, ou le bord droit. Le mécanisme de cette déformation hépatique est probablement complexe, et il semble qu'il y ait à la fois action mécanique, la vésicule augmentée de volume et de poids exerçant dans le sens vertical une véritable traction sur le parenchyme du foie, et une action inflammatoire, due à la propagation par voie

1. F. Lôpez. Languette hépatique et lithiase biliaire. Thèse de Lyon, 19 18.

LITHIASE BILIAIRE.

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