Fravel. The Amer. Journ. of the Med. Science, avril
L'existence de périodes ictériques est de grande valeur, elle peut cependant tromper, et je viens d'en rappeler un exemple.
On voit combien est délicate l'interprétation de beaucoup de ces faits cliniques, qui correspondent à ce que Bouveret avait décrit comme sténoses ou compressions sous-pyloriques au cours de la lithiase biliaire.
Quand, malgré une enquête approfondie, on reste dans le doute, on soumettra très utilement le diagnostic hésitant au contrôle de X épreuve thérapeutique et diététique. Mettons notre malade au régime lacto-farineux, faisons-lui prendre matin et soir une dose de 8 à io grammes de carbonate de bismuth, et, très rapidement, s'il s'agit d'un ulcus, nous obtiendrons au moins une sédation des douleurs. En cas de lithiase, le résultat sera douteux ou nul.
Ainsi, le clinicien devra pousser son enquête dans toutes les directions, chercher le symptôme décisif, le fil conducteur capable d'orienter son diagnostic. La constatation opératoire, s'il y a lieu, ne devra être que le dernier acte de cette enquête.
Une seconde cause d'embarras est la coexistence fréquente d'autres inflammations organiques associées à la cholécystite chronique, et en particulier de Y appendicite chronique. Dieulafoy nous a appris combien souvent retentissent l'une sur l'autre les infections de la vésicule et de l'appendice, que l'un ou l'autre des deux organes soit le premier atteint, et je crois, pour ma part, que la vésicule commence plus souvent que l'appendice. Mais il peut parfois être délicat de faire la part des deux processus. Mon collègue Pierre Duval me faisait voir, il y a deux ans, un de nos confrères chez qui il diagnostiquait une cholécystite