‹ La lithographieChapitre 17 sur 55 · JO · texte numérisé non relu

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un peu froid et pénible nuise à l’ensemble et les fasse paraître uniformément ternes et grises.

Boilly lithographiait comme il peignait, avec une précision, une conscience infinies, mais aussi avec une égalité dans les tons absolument agaçante. Toutes ses estampes sont conçues dans des gris mornes et piteux d’un effet languissant. On sent qu’il n’a plus l’âge de se défaire des moyens employés par lui dans sa jeunesse. Son album des Sept sujets moraux > publié chez Delpech en 1828, est l’expression la mieux écrite de sa manière; il apparaît en regard des travaux de Géricault, de Decamps ou de Delacroix, comme une esquisse au trait en face de toiles de Rembrandt.

Il y eut auprès de ceux-ci, mais à un échelon inférieur dans la hiérarchie artistique, Charles-Joseph Traviès de Villers, Suisse d’origine, qui, après un passage dans l’atelier de Heim, jeta le froc et fit des charges. J’ai dit qu’on le réputait généralement le père du célèbre Mayeux, sans prendre garde que Traviès, encore élève de l’École des beaux-arts en 1825, avait été devancé dans la description de ce fantoche par plusieurs autres. Il se l’appropria toutefois, et par des apports successifs en fit à peu de chose près son bien propre. Malheureusement Traviès, tout avisé qu’il fût, ne tira point de la lithographie les pareils résultats que ses confrères. Peut-être eut-il moins d’imagination et, suivant ce que nous remarquons tous les jours en matière artistique, il voletait sans cesse d’un sujet à l’autre, de procédés en procédés, parodiant de préférence ceux qui lui paraissaient plaire le mieux au public. Grandville fait-il des animaux habillés en

homme en 1827, Traviès publie, Tannée suivante, le Miroir grotesque , dans les mêmes données, mais avec

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