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CHAPITRE V

Le « nouveau jeu ».

De notre temps, la lithographie est archéologique ; elle plaît à certains par son ragoût vieillot, on la traite un peu comme l’enluminure des manuscrits. L’affiche illustrée est en dehors de ceci; elle n’est possible, dans ses grandes surfaces, que dessinée sur pierre. Il faut donc entendre, pour l’instant, la lithographie tirée en estampes ordinaires, que M. Béraldi, un amateur et un homme avisé, s’est donné la tâche de faire revivre. Je souhaite plus que personne de voir ses efforts couronnés de succès, mais il y a lieu d’observer que nos goûts ont bien changé, que la main des dessinateurs s’est habituée à d’autres histoires, que le gros public, suivant le terme reçu, n’est plus dirigé de ce côté. Il se passe pour la lithographie ce qui se manifestait dernièrement dans les conseils supérieurs de l’enseignement pour le latin ou le grec, un désintéressement singulier. Les raffinés auront-ils raison des progressistes? Les langues vivantes étrangleront-elles les littératures mortes ?

Nous n’avons plus de lithographes au sens vrai; les

EN FRANCE

rares dessinateurs sur pierre originaux ne sont que des amateurs temporaires, attachés tous à d’autres tra-

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