‹ La lithographieChapitre 44 sur 55 · tt · texte numérisé non relu

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lerhoven, la Légende de sainte Ursule } d’après les tableaux de l’église de Cologne. Kellerhoven n’était point un nouveau venu à Paris; il avait collaboré à tous les grands ouvrages de lithographie polychrome de ce temps, depuis le célèbre livre d'Hittorff paru en i85i jusqu’au Palais d’ Hiver de l’empereur de Russie. Il était un des premiers artistes qui eussent appliqué la chromolithographie aux beaux-arts. Mais intransigeant, à la façon de tous les convaincus, Kellerhoven ne se pouvait soumettre aux exigences pleines d’économie des éditeurs; ceux-ci souhaitaient que les tirages fussent réduits et que la même pièce ne nécessitât point quinze ou vingt passages sous la presse. Pour s’affranchir, il s’improvisa lui-même son éditeur, donna la très belle pièce du Couronnement de la Vierge d’après Fra Angelico, laquelle peut, jusqu’à un certain point, passer pour l’œuvre chromolithographique définitive. On ne savait guèie mieux, mais était-ce en vérité la perfection ? Non, disent les gens que les difficultés de pratique ne touchent pas, qui, ne s’inquiétant pas des moyens, ne jugent la besogne qu’à ses résultats. Non, à cause de la crudité des coloris, pour la lourdeur de certaines figures, et ce je ne sais quoi d’allemand dont le dessinateur n’avait su débarrasser son esquisse. Même lorsqu’il fera plus tard pour les Didot, libre d’entraves et abandonné à lui-même, le célèbre Baptême du Christ , de Memling, il s’intéressera trop aux détails menus, et en composera une redite cruelle, pesante, infiniment maussade dans son bariolage.

Nous le verrons plus heureux dans les Heures

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