LE MERCREDI DES CENDRES
Lithographie classique au crayon, par Léon Noël, d’après Rochn fils.
jouait, tout en faisant bouillir. On coulait alors dans un moule, et Ton divisait le produit durci en bâtons.
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Bien d’autres formules étaient fournies aux praticiens qui, toutes, avaient leur mérite. L’une remplaçait le suif par du savon de suif, la cire blanche par du mastic en larmes, le savon par de la soude pulvérisée. Une autre préconisait la graisse de bœuf fondue en place du savon; une autre ajoutait de la térébenthine de Venise. Toutefois, en dépit des précautions recommandées, l’encre était rarement au point voulu. Tantôt elle était insoluble, et il fallait l’additionner de savon; tantôt elle restait gluante, et il la fallait pousser davantage au feu ; enfin elle était grise, et on la devait pousser au noir. Les bâtons irréprochables devaient être parfaitement sains, unis, sans trous ni bulles d’air; ils se délayaient à l’eau de fontaine, à l’eau filtrée ou distillée.
Restaient les crayons destinés au travail de l’artiste, eux aussi, extrêmement délicats à produire parfaits. Ils se fabriquaient le plus souvent comme l’encre, de deux ou trois façons différentes, mais le savon nécessitait une préparation préalable, une dessiccation au soleil ou sur un feu doux. Voici la formule de la meilleure composition :
Savon marbré 45 parties.
Suif épuré 60 —
Cire vierge 75 —
Gomme laque 3o —
Noir de fumée i5 —
L’amalgame obtenu, et avant le refroidissement, on jetait la pâte dans des moules. Les crayons devaient avoir de i5 à 20 lignes de longueur au maximum. Ils convenaient aux touches de vigueur, ou pour les dessins préparés en vue d’un tirage répété. Les crayons pour
LA TECHNIQUE
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teintes légères se composaient de 200 parties de savon, de 200 parties de cire blanche, de 20 parties de gomme laque et de i5 parties de noir de fumée.
Les vernis et les noirs de fumée usités en lithographie sont de qualité particulière. Le vernis s’obtient de l’huile de lin portée à une haute température et