JEUNE FEMME ASSISE PRÈS D;UN ARBRE
Croquis à la plume et à l’encre sur pierre, par Charlet, en 1828. (Planche inachevée.)
tampon pour la mise au point de certaines surfaces
unies; ses recettes avaient été publiées comme celles de Senefelder sur le lavis lithographique1. Malheureusement, les applications plutôt manuelles de ces moyens empêchèrent leur diffusion.
On tenta vers 1 83 5 de lancer un procédé dit à la manière noire, lequel s’inspirait de la manière noire anglaise exécutée sur cuivre. Au lieu de chercher des noirs sur la planche, M. Tudot, l’inventeur du moyen, partait d’une couche noire uniformément étendue sur la pierre et, par l’aide d’un outil spécial, il enlevait la teinte lithographique aux endroits destinés à paraître clairs. Ceci différait absolument des anciennes recettes adoptées par Senefelder et quelquefois employées par Devéria, Roqueplan ou Paul Huet, c’est-à-dire l’emploi direct du pinceau ou du tampon avec les couvertes. Somme toute, Je secret de M. Tudot produisait d’assez bonnes épreuves grises, surtout quand les pierres, suffisamment préparées, laissaient au tirage les valeurs de l’original. Tout de suite, Achille Devéria, grand chercheur de nouveautés, se mit à la besogne et exécuta des modèles; on y vit venir aussi Charles Grenier et Isabey. Mais il était écrit que le crayon restererait le maître. En dépit d’une autre facilité fournie par l’aquatinte, c’est-à-dire la possibilité constante de revenir sur une erreur de dessin, de se repentir > on ne poussa point le procédé et il ne fut admis que par
i. Senefelder, à peine installé boulevard Bonne-Nouvelle, au sortir de la rue Servandoni, publia : 1 ''Aquatinte lithographique ou manière de reproduire des dessins faits au pinceau , dédié à M. le comte de Forbin. Paris, 1824, in-40. Il donne dans sa préface une foule d’explications; ses planches sont bonnes, mais fort nuageuses.
LA TECHNIQUE. 2(5
tolérance. Peut-être la raison doit-elle être cherchée