LE PARESSEUX
Lithographie par Pierre Guérin.
son premier dépôt de janvier 1817. Mais le besoin, pour
les imprimeurs, de se créer une antériorité de publication et de segarder des contrefaçons, les poussa bientôt à prendre date en offrant aux collections publiques un ou deux exemplaires de leurs estampes. Ceci explique que les entrées, fort rares au début, prirent de mois en mois une importance plus grande.
Les vrais incunables de la lithographie s’arrêtent donc au moment précis où cet art, reconnu et lancé, devient courant , c’est-à-dire au commencement de l’année 1817. Ces incunables seront donc, jusqu’à nouvelles découvertes, pour la France :
i° Le Mercure, dessiné par Bergeret, pour l’Établissement lithographique de l’an XII;
20 Les portraits et les deux vues d’Angleterre, dessinés par le duc de Montpensier, en i8o5 et 1806 ;
3° Le Cosaque, dessiné à Munich par le baron Lejeune, en 1806;
40 Staininger, dessiné par le colonel Lomet, en 1807;
5° La Sainte Famille, dessinée par Denon en 1809, à Munich, dans l’atelier des Senefelder ;
6° Le portrait de Coupin de la Couperie, par Girodet-Trioson, en 1816;
70 Le Paresseux, le Vigilant et l’Amour couché, exécutés par P. Guérin, sur la demande d’Engelmann, en août 18 1 6 ;
8° Un lancier, dessiné par Horace Vernet, en 1816;
90 Le portrait de Mme Perregaux, dessiné par le même, à Virry, en novembre 1816;
io° Plusieurs portraits exécutés par Vivant Denon, dans la même année 1816 , sans date de mois