RAOUL DE TILLY
Précis de l'histoire de la seigneurie et de la paroisse de Berthier (Canada), par M. l’abbéS. À. Moreau, ptre.— 1889 — 120 pages in 8. Prix de l’exemplaire, 75 centins.
M. Moreau, ancien élève du collège de Montréal, vicaire à Berthier en 1889, utilisa ses loisirs en écrivant l’histoire de la seigneurie et de la paroisse de Berthier.
L’auteur n’a pas prétendu faire une œuvre littéraire. Il s’est trouvé dans un champ aride, le passé de Berthier étant assez peu accidenté. Il a voulu citer au long un assez grand nombre de documents et il a dû donner certains détails d’un intérêt purement local : Le lecteur peu sérieux ne se plaira donc point dans cette lecture.
Cette brochure cependant restera parcequ’elle est le fruit d’un travail sérieux. M. Moreau ne se contente pas de la première affirmation venue, [Il tient à certifier tout ce qu’il avance ; ïd
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a des dispositions marquées pour la saine critique historique, à ce point que sa brochure est une œuvre d’érudition. Un historique de paroisse n’a que peu da valeur lorsque ce point de vue est négligé. :
Certains détails ne manquent pas d’intérêt :
Les habitants de Berthier voulaient que le pain bénit fut passé à leur capitaiue avant d’étre passé au capitaine de l’Iie Dupas. L’intendant Begon fut appelé à trancher la difficuité. ‘ Le pain bénit sera présenté au capitaine de la seigneurie dont l’habitant présentera le pain bénit ” Donc, à chacun sontour !
On admire le seigneur Cuthbert qui demande par écrit à Mgr Lartigue, s’il a péché en dont nant à danser chez soi, L’évêque qui ne connaissait pas les circonstances répond en toute prudence : “ Le plus sûr pour vous me paraît être de vous en confesser ; et votre confesseur à qui vous pourrez mieux faire connaître les circonstances des lieux et des personnes, sera plus à même que moi de vous conseiiler làdessus ”
On voit aussi, page 39 de la brochure que le premier temple hérétique construit au Canada, le fut à Berthier, en 1786, par l’honorable Jacques Cuthbert,
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Les détails sur Berthier d'aujourd'hui ne sont peut être pas assez nombreux. Il est vrai qu’ils u’entraient pas précisement dans le cadre de l'auteur.
Les habitants de Berthier et les amateurs se feront sans doute un devoir d’encourager cette utile et laborieuse publication.
Ja vie du R. P. Saché, S. J., par le P. H.
E. Dugnay, de la même compagnie.
Nous venons de lire avec beaucoup d’intérêt et une émotion réelle ce petit volume de deux cents pages qui à une grande valeur pour tous ceux qui aiment à puiser des pensées et chercher des exemples aux sources largement chrétiennes ; mais surtout pour ceux qui-ont été, de près ou de loin, mêlés à cette vie si édifiante et si pleine de dévoûment.
Et ceux-là sont nombreux ; car le R. P.
Saché a vécu près de cinquante ans parmi nous, dans toutes les différentes charges que ses supérieurs lui ont assignées. Laissons parler sur ce sujet l’auteur du présent livre :
‘ Le 24 octobre 1889, mourait, à la rési-
dence de Quebec, un homme qui, pendant près d’un demi siècle, prit une large part à toutes les œuvres qu'il plut à Dieu d’accomplir en Canada par le ministère des Jésuites ; un homme dont aucun appel extraordinaire n'avait déterminé l'entrée dans notre compagnie, mais qui s'y enrôla parce que son âme généreuse et avide de sacrifices se promettait dans cette religion une vie plus austère, plus laborieuse, plus conforme à celie du divin Maître ; un homme que ses talents, ignorés de lui seul, désignaient aux fonctions. les plus variées et les plus difficiles, et qui les remplit tontes sans que sa vertu souflirît jamais de son élévation, sans que jamais la règle subît de défaveur sous son gouveïnement ; un hom.n ; que sa nature quelque peu sauvage et la sève robuste de son tempérament réservaient à de terribles et interminables combats et qui sut vaincre à force d'énergie et de persévérance la multitude de ses ennemis et leur vigueur to'rjours renaissante ; un homme qui fit de l'humilité son étude favorite, de la mortification sa tâche de chaque jour, du zèle apostolique sa passion dominante, de la charité fraternelle ses plus constantes délices et ne vit jamais en lui-même que le plus indigne des pécheurs,
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mais que la voix publique proclama saint longtemps avant qu'il n’allât recevoir dans une autre vie la récompense due à ses travaux et à ses mérites : cet homme, c’est le R. P. Louis Césaire Saché. ”
Le R. P. Saché est arrivé de France le 13 mai 1845. On peut se figurer avec quelle émo tion il mettait pour la première fois le pied sur ce sol de la Nouvelle-France arrosé des sueurs et du sang des missionnaires de sa compagnie. Tout, disait l’évêque Bourget dans son Appel aux Jésuites, — les rappelle dans cette contrée qui n’a jamais cessé de vénérer leur mémoire et qui est encore couverte des monuments précieux de leur courage intrépide.
be Il est à croire que l’ancienne harmonie qui a toujours réyné au Canada entre le clergé séculier et les Jésuites n’en sera que plus resserrée ; en se revoyant après tant de malheurs et de si longues années de séparation, qu'ils seront tendres, les saluts de ces frères toujours si unis ! ”
En arrivant au pays, le R. P. Saché eut pendant trois ans la direction de la paroisse de Laprairie, et allait en même temps pri cher dans les campagnes des retraites et iissions. Plus tard, il fut appelé à Québec par
Mgr Turgeon; il fonda la Résidence en 1848 et reprit la direction de la congrégation des hommes. Il a aussi fondé et soutenu un grand nornbre d'œuvres pieuses, entre autres celle du Bon-Pasteur.
En 1853, il était nommé directeur du noviciat établi au Sault-au-Récollet et il a occupé ce poste de confiance à deux reprises différentes, pendant près de quinze ans.
1862, il devint recteur du collège Sainte- Marie, à Montréal ; c’est sous son administration qu'a été construite l’église du Gésu En 1865 il revint à Québec ; puis après 1871, il est chargé de diverses missions et est nommé définitivement à la résidence de Québec dont il est le supérieur jusqu’en 1887 où il est remplacé par le supérieur actuel, le R.
P. E. Désy.
Voilà donc les points de repère les plus saillants de cette longue et utile existence consacrée tout entière à la prière et aux bonnes œuvres. Voilà quel intéressant sujet le R. P. Duguay avait à traiter. Il l’a fait non seulement avec talent, mais surtout avec beaucoup de cœur et nous l’en remercions au nom de tous les amis du R. P. Saché.
Nous sommes certain que pas un de ceux qui ont connu le regretté défunt ne man-
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quera de lire cette vie si édifiante, mais nous comptons tout particulièrement sur le zèle des membres de cette congrégation qu’il a tant aimée et à laquelle il a toujours su donner une si salutaire impulsion.
En 1888, le 27 mai, le père Saché avait le bonheur de célébrer ses noces d’or ; ce fut une belle et grandiose cérémonie ; elle a fait une profonde impression chez tous les fidèles qui y assistèrent en grande foule.
Le R. P. Saché a laissé dans tout le pays, mais surtout à Québec, d'impérissables souvenirs dans les œuvres qu’il a créées ou aidées de son zèle intelligent et de sa puissante parole; mais il a laissé encore, dans une vie forte et généreuse, des exemples que nous devons méditer et suivre dans 2 mesure de notre faiblesse. Etudions cette vie, profitons de ces exemples : c’est la meilleure manière d'honorer la mémoire du modèle qui a passé parmi nous.
Avant de clore ce compte-rendu bien insuffisant d’un livre si utile, nous ne pouvons résister au désir de reproduire un incident qui y est rapporté et quine manquera pas d'intéresser nos lecteurs.
‘ Pendant son séjour au noviciat, il { le R.
P. Saché } avait enseigné le catéchisme à
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Emma Lajeunesse, aiors élève au couvent du Sacré-Cœur, au Sault-au-Récollet ; depuis, il ne l’avait pas revue. Lorsque l’Albani visita Québec il y a quelque deux ans, elle désira d’entendre la messe dans notre chapelle domestique. La ferveur de sa dévotion consola beaucoup le P. Saché, et l’émut beaucoup.
Ei entrant au parloir où l’attendait son élève d'autrefois, il voulut prendre sur lui de demeurer ferme ; mais lorsqu'elle lui dit en souriant : “ Vous souvenez-vous, quand j'étais la petite Emma au couvent, qu’un jour je n’avais pas écrit mon résumé de catéchisme, vous me dites : ‘ Emma, si vous ne voulez pas écrire, je vous ferai chanter ? ”? ‘ Vous voyez que vous avez été bon prophète !” Ce souvenir fut trop pour lui, les larmes se mirent à tomber sans qu’il y pût rien.
Avril 1890.
La Justice.
Annuaire de l'institut Canadien, de Québec, 18839. In-8 de 258 pages . Les vingt six premières pages sont remplies par : Un
discours de M. J. Fremont ; Les cantons
de
du Nord, par M. E. Rameau ; Le navire allemand ( poésie ), par M. A. Poisson ; Strophes à Rameau, par M. A. Bisson. La partie capitale de cette brochure se compose des “ voyages et mémoires ” de Franquet.
Réponse de l’hon. H. Mercier au pamphlet de l'association des ‘ Equal Rights,” 1889.— M. Mercier réfute avec habileté les accusations portées contre la majorité des habitants de la province de Québec. Cette brochure a été tirée à 50,000 exemplaires.
La croisade du dimi' che par Fénelon G:1bon Brochure de 5£ Lages, 9 rue du Potager, Versailles, 1890. C’est un plaidoyer des plus substantiels en faveur du repos du dimanche.
Avantage à la province de Québec résultant de relations commerciales plus intimes
US
avec les Etats-Unis, par Eratus Wiman.
Brochure de 28 pages, 1890. ‘ M. Wiman dit qu’il n’est pas annexioniste. Au contraire, 1l croit que plus les relations politiques seront divergentes. Il est de plus convaincu que le libre échange sur tout le continent de l'Amérique du Nord avancerait les intérêts de la Grande Bretagne.”
Journal d'Hygiène Populaire. Cette revue, organe du Conseil Provincial d'Hygiène, fait des progrès surprenants, grâce à la science, à l’activité et à l'esprit pratique de M. le Dr I. Desroches, et de M. le Dr I. A. Beaudiy. L’abonnement est d’une
piastre et cinquante centins.
Une fête de Noël sous Jacques Cartier, par Ernest Myran. 2ème édition. De-
mers et Frère, Québec, 1890.
Peu de livres canadiens ont reçu au pays pays et à l'étranger une réception aussi flat-
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teuse que UNE FÊTE DE NoEz. Nous en
sommes heureux pour l'auteur. Vingt fois sur le métier il a remis son ouvrage, le polissant et le repolissant ; il a réussi. Un succès légitime couronne son œuvre, nous l'en félicitons. Nous recommandons beaucoup ce volume comme livre de prix. Nous avons déjà donné un compte rendu de la première édition, dans l’'ETUDIANT de mai
M. Ernest Myran ne tardera pas, espérons le, à enrichir d’une nouvelle fleur, notre parterre littéraire.
La réception de Monseigneur le vicomte d'Argenson par toutes les nations du paîs
de Canada à son entrée au gouvernement de la Nouvelle-France, publiée par Pierre Georges Roy. In-16 de 23 pages. Léger Brousseau, 1890.
Cette réception est donnée par les élèves du petit séminaire de Québec, le 28 juillet 1653, en présence de toute la population
Se
de Québec. Les élèves jouent un drame où le génie de la France, le génie des forêts, les Français et des représentants de diverses tribus sauvages prennent la parole
Ces petites choses ne notre histoire sont très intéressantes. M. P. G. Roy, a bien fait d’arracher ce drame à l'oubli.
Recueil de devoirs, par B. Lippens — Langlais — Québec — 1890.
Cette brochure de 95 pages renferme ; 350 devoirs sur l'application des règles grammaticales, la dérivation et l'invention ; 80 devoirs sur les connaissances usuelles par manière de leçons de choses ; 70 sujets pour former au style épistolaire ; 23 sujets de narration et 50 sujets divers sur la religion, la morale et l’industrie pour les c'èves avancés: en tout 580 devoirs. —On peut se demander si ies devoirs de la première partie sont suffisamment GRADUÉS au moins pour les jeunes élèves. Ce travail du reste est soigné, nous le recommandons aux maîtres et
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aux maîtresses, il est de nature, s'il est bien appliqué, à donner des idées et à former le jugement, choses que l’on néglige trop souvent, comme si l’homme ne devait vivre que de mémoire et d'imagination.
Précis de l’histoire de la seigneurie et de la paroisse de Berthier ( Canada ), ar M. l’abbéS. A. Moreau, ptre.— 1889 — 120
ges in 8. Prix de l’exemplaire, 75 centins.
M. Moreau, ancien élève du collège de Montréal, vicaire à Berthier en 1889, utilisa ses loisirs en écrivant l’histoire de la seigneurie et de la paroisse de Berthier.
L'auteur n’a pas prétendu faire une œuvre littéraire. Il s’est trouvé dans un champ aride, le passé de Berthier étant assez peu accidenté. Il a voulu citer au long un assez grand nombre de documents et il a dû donner certains détails d’un intérêt purement local : Le lecteur peu sé- -rieux ne se plaira donc point dans cette lecture.
Cette brochure cependant restera parcequ’elle est le fruit d’un travail sérieux. M. Moreau ne se contente pas de la première affirmation venue. [Il tient à certifier tout ce qu’il avance ; il
a des dispositions marquées pour la saine critique historique, à ce point que sa brochure est une œuvre d’érudition. Un historique de paroisse n’a que peu de valeur lorsque ce point
de vue est négligé.
Certains détails ne manquent pas d’intéi êt :
Les habitants de Berthier voulaient que le pain bénit fut passé à leur capitaiue avant d’être passé au capitaine de l’Ile Dupas. L’intendant Begon fut appelé à trancher la difficulté. ‘ Le pain bénit sera présenté au capitaine de la seigneurie dont l’habitant présentera le pain bénit ” Donc, à chacun son tour |
On admire le seigneur Cuthbert qui demande par écrit à Mgr Lartigue, s’il a péché en donnant à danser chez soi, L’évêque qui ne connaissait pas les circonstances répond en toute prudence : ‘ Le plus sûr pour vous me paraît être de vous en confesser ; et votre confesseur à qui vous pourrez mieux faire connaître les circonstances des lieux et des personnes, sera plus à même que moi de vous conseiller làdessus ”
On voit aussi, page 39 de la brochure, que le premier temple hérétique construit au Canada, le fut à Berthier, en 1786, par l’honorable Jacques Cuthbert
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Les détails sur Berthier d’aujourd’hui ne sont peut être pas assez nombreux. Il est vrai qu’ils n’entraient pas précisement dans le cadre de l’auteur.
Les habitants de Berthier et les amateurs se feront sans doute un devoir d’encourager cette utile et laborieuse publication. F. A.B.
Le système Torrens de transmission d'immeubles. In-8 de 14 pages. Montréal, 1890. Grâce à ce système les transactions relatives aux immeubles sont symplifiées et les frais par suite diminués. On doit cette publication à la chambre de commerce de Montréal.
La Nature, la Race et la Santé dans leurs rapports avec la productivité du travail ; applications à la province de Québec—par F. A. Baillairgé, Ptre — in 24 de 100 pages — Joliette — 1890 — L'exem- Plaire : 15 centins.
Cette brochure s'occupe de questions qui ont trait à l’étude de l’économie politique,
étude dont le besoin se fait de plus en plus sentir et qui devient aujourd’hui le complément presqu’obligé d’un cours classique.
Ce travail, pour abstrait qu’en soit le titre, n’en est pas moins trés pratique. Le troisième partie surtout, /a santé et le travail, traite particulièrement des questions qui agitent aujourd’hui la société : travail des enfants, des filles, des femmes, la nuit, dans les manufactures.
La rère et la 2ème partie, tout en donnant les principes généraux relativement à l’action féconde qu’exercent sur le travail, la nature et la race, font voir en outre ce qu'il y a d’avantageux dans le Canada français au point de vue de la position géographique, du climat, de la compositiou du sol, de la configuration de la terre et des eaux ; elles font connaître, en même temps,les qualités et les aptitudes des Canadiens-français.
Cette brochure se recommande donc à l'attentior de tous ceux qui travaillent au bien public ou qui ont aujourd’hui, pour plus tari, cette aspiration.
En vente à Montréal chez Cadieux &
Derome et chez Granger & Frère ; à Québec, chez Langlais, Filteau ; à Joliette chez
A. Gervais, et chez l’auteur.
L'Etudiant.
x" + (Du Canadien )
Cette brochure, d'apparence très modeste, cons nt de fort jclies choses aur une science bien trop négligée, l’économie politique.
L’auteur, qui se consacre corps et âme depuis plusieurs années déjà à l’instruction de la jeunesse, ne cesse de travailler à répandre parmi elle le désir et l’amour des études sérieuses. Ses petites lectures sur l’économie politique qu’il vient de publier devraient se trouver dans les mains de tous les jeunes gens qui fréquentent nos maisons d'éducation. On ne saurait commencer trop jeune à acquérir de saines notions sur une science qui ‘* s'inspirant avant tout de l’Evangiie apprend à l’homme à rechercher la richesse sans blesser les lois de la justice et fait connaître du même coup les causes qui bouleversent le monde des intérêts matériels.”?
Cas R. * * *
Nous r°corimandons cette étude non seule-
NS
ment à tous les jeunes gens de nos maisons d'éducation, mais encore à tous ceux qui s’occupent d’économie domestique, politique et sociale.
La Voix du Perple.
Cet opuscule, en vente chez l’auteur à Joliette, renferme une foule de connaissances pratiques, utiles à toutes les classes de la société.
La Semaine Religieuse de Québec.
Ce sont bien de petites lectures, mais fortement nourries de faits et de principes que celles de M. l’abbé F.-A, Baillairgé, éditeur de lEtudiant et du Couvent, vient de publier sur za NATURE, LA RACE, LA SANTÉ DANS LEURS RAP- PORTS AVEC LA PRODUCTIVITÉ DU TRAVAIL.
L'esprit qui les anime nous paraît excellent, et dans son introduction l’auteur nous l’expose en ces termes : — “ L'économie politique chré- ‘ tienne s’inspirant avant tout de l'Evangile ‘€ apprend à l’homme à rechercher la richesse ‘ sans blesser les lois de ia justice ; elle fait “ connaître du même coup les causes qui bou-
‘ leversent le monde des intérêts matériels. Il ‘ devient donc de plus en plus important de se ‘ livrer à l’étude de cette science. De là l’idée « de ces petites lectures.”
C’est à bon droit que, après avoir parlé des maux dont souffrent les sociétés européennes, M. l’abbé Baillairgé ajoute : — Il ne faut pas ‘ attendre que le mal soit chez nous pour en ‘“ chercher les causes ; ces causes il fant les ‘ connaître à l’avance pour prévenir le mal.” Mais, hélas ! quelle déplorable incurie chez nous à l’égard des questions du problème sociall Et comme il serait bien temps de secouer une bonne fois notre apathie, qui devient criminelle à force d’obstination !
Nous ne pouvons que recommander avec insistance, ces PETITES LECTURES SUR L'ECONOMI1IE POLITIQUE, solides de fond, gracieuses de forme, et contenues en une brochure de près de cent pages. dont le prix n’est que de 15 centins.
L'on peut se procurer cette brochure chez tous les libraires, et aussi à nos bureaux en #’adressant à M. Masson.
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Cette brochure sert d’introduction 4 une série d'ouvrages sur l’économie politique. Ce
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qui est encore plus ratisfaisant c’est que cette étude s’applique spécialement à la province de Québec. Tout y est dit avec concision, tont y est à la portée de ceux qui sont en état de comprendre l'importance de Péconomie politique.
Cette brochure aura certaiiement pour effet, si elle est répandue quelque peu, de donrer à la Jeunesse le goût des études sérieuses.
Le Progrès du Saguenay.
Nous recommandons ce petit ouvrage à tous les jeunes gens qui fréquentent les maisons d’éducation.
Le Moniteur Acadien.
A l’auteur : J'ai reçu votre brochure, dont je vous reinercie moult et plus. C’est, je crois, le premier ouvrage sur l’économie politique paru au Canada. Je n’ai guère eu que le temps de le feuilleter, mais j’en ai entendu dire beancoup de bien par un ancien ami, fort économiste ; 1l était tout joyeux, ce brave, de voir qu’on s’occupait d'écrire là-dessus.
Denis Ruthban.
Nous, avons lu avec grand intérêt cette brochure. Nous voudrions la voir entre les mains des jeunes gens sérieux, ceux qui pensent et qui étudient. Un peu moins de sport et un peu plus ou beaucoup plus de lecture sérieuse ne ferait pas mal à la jeunesse instruite. L’économie politique devrait être le sujet des lectures de ceux qui aspirent à administrer la chose publique. Cela contribuerait à relever l& politique, du terre à-terre, du bourbier où elle est présentement dans notre pays. Cela permettrait aux combattants de s'attaquer plus aux principes qu’aux personnalités.
Le Colonisateur Cinadien.
Ce travail est méthodique et plein d’actualité. Il y a là des enseignements pour les parents, les enfants, les patrons, les ouvriers et pour ceux qui ont mission de diriger la société.
Lisons cette brochure ; elle nous inspirera plus de patriotisme, plus de zèle pour travailler à la grandeur et à la gloire de notre nationalité.
La Gazette de Joliette.
Nous ne saurions tron recommander cette
brochure à nos lecteurs et surtout à la jeunesse qui se destine à l’étude des professions libérales. TI faut nécessairement diriger les études vers la science sociale trop négligée par le passé. On trouvera dans le travail de M. Baillairgé des notions élémentaires, simples et lucides de cette science et l’on y puisera le goût pour des études plus approfondies.
Le Trifluvien.
Acquisition précieuse pour notre bibliothèque nationale ..….... onto sreerretteresses sen... .
Observations dignes de la plus sadé attention.
L’ Etoile du Nord.
Le Monde Illustré.
Le but de l’auteur est de uons porter avant qu’il ne soit trop tard à l'étude de l’économie politique chrétienne, la seule sauve-garde de nos intérêts matériels.
C’est toute une série de petites brochures que le rédacteur de lErupianr se propose de publier sur ce sujet. Espérons qu’il saura mener son travail à boune fin.
See pages eur l'hygiène et sur le travail de la
jeunesse dans les manufactures doivent être méditées avec soin par ceux qui veillent à l’expension de notre race. Elle renferme des vérités qui s’imposent.
: Cas M. DucHARME.
À l'auteur : — Je vous félicite beaucoup de ce travail, Ii touche à la grosse question du jour. Veuillez me faire parvenir 48 exemplaires de cette brochure ; j'en suis si satisfait que je veux en adresser une copie à mes amis de Québec,
CHs BAILLAIRGÉ.
La Justice.
M. Baillairgé divise son étude en trois parties principales,
Dans la première partie — le travail et la nature — il explique ce qu’est la nature et ce que sont ses moyens d’actions : le climat, la composition du sol, la configuration de la terre et des eaux, la position géographique. Puis il applique ces moyens d’actions à la province de Québec et il conclut que notre province n'est inférieure, sous ce rapport, à aucune autre partie de la terre.
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Dans la deuxième partie — le travail et la race — après avoir prouvé que chaque race a des qualités et des défauts qui lui sont propres, il se demarce quelles sont les qualités et les aptitudes des Canadiens-français. M. Baillairgé ne parle pas de nos défauts : il faut croire que nous n’en avons pas ? ??
La troisième partie, la plus importante à notre avis, traite du travail et de la santé. L’auteur se demande ce qu’est la sanié et quelles sont les sources de la santé. Ce sont, répond-il, la moralité, l’hygiène et l’organisation du travail. Nous voudrions pouvoir citer en entier les chapitres qui traitent de l’hygiène et de l’organisation du travail : ils sont d’un penseur. Malheureusement le court espace à notre disposition ne nous le permet pas. Ainsi que le lecteur a pu s’en assurer par la pâle analyse que nous en avons faite, l’étude de M.
abbé Baillairgé est savante et surtout pratique.
+ : + | L'ÆEnseignement primaire de Québec.
Le rédaceeur de l’Erupranr est un rude travailleur et de plus un véritable ami de la jeunesse.
Malgré tout le travail que doit lui coûter la rédaction de ses deux gentiiles et très utiles revues, lJ’ErupranT et le Couvexr, il s’impose encore une somme énorme d’études de toutes sortes qu’il se plaît à mettre à la disposition de la jeunesse, sous forme d’opuscules des plus attrayantes.
La dernière brochure de M. Béïllairgé a trait à l’économie politique, branche d’éducation très importante, puisqu’elle a en vne, d’après Hervé-Bazin, la science qui étudie les sociétés ‘eiviles dans:leurs rapports avec les richesses ; c’ést-ârdite-Ja'science qui apprend ce que l’on doit enténdfé'et'pratiquer à l’égard du caPITAL et du TBAVAILE 5) ?
“Le rédacteur: de l’ErupraxT mérite recon” naissance du pays pour le bien qu’il fait anx jeunes gens en leur’ inspirant de bonne heure des idéés saines sür’ées deux grands chefs cause de tant de désordres sociaux aujourd’hui le capital et le travail.