‹ La littérature catholique et nationaleChapitre 137 sur 161 · XVIII. — Musique · texte numérisé non relu

XVIII. — Musique

UN savant contemporain, M. de Coussemaker, qui a longuement étudié la musique de nos Mystères, est arrivé à cette conclusion que l'on peut adopter avec une confiance absolue : « La musique de tous les drames liturgiques ne saurait être et N'EST AUTRE QUE LE PLAIN-CHANT.» Seuls, les drames du manuscrit de saint Martial avaient naguères fait question, à cause de leur notation neumatique dont on avait tort de se préoccuper à ce point. M. de Coussemaker a élucidé ce problème.

Quelques-uns de nos Mystères sont accompagnés de mélodies charmantes. On a pu dire des Vierges sages : 1 L'ensemble de cette petite composition musicale est bon. Les mélodies en sont claires, simples et suffisamment expressives.» L'illustre érudit, que nous avons déjà cité, fait un aussi vif éloge de la musique du Juif volé : il n'est pas loin d'y voir un chef-d'œuvre. M. Danjou ne loue guère moins la musique du Daniel. Il pense que les chœurs, conductus et proses étaient chantés à plusieurs parties. M, de Coussemaker complète ces détails en établissant que les instruments devaient jouer un rôle assez important dans l'exécution des Mystères ; mais ce n'est là qu'une hypothèse. Les preuves manquent.

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