Ibid., p
tendresse : sous cette rude armure bat un cœur d'agneau (i). Surtout, il meurt bien. Après avoir enfin obtenu de Charles ce qui faisait l'objet ardent de ses désirs, la paix, il se met de nouveau en campagne, chasse les païens de Constantinople et délivre Palerme de ces ennemis du nom chrétien. Vainqueur alors, couronné de gloire et dégoûté de cette couronne, ce grand libérateur des deux chrétientés de l'Orient et de l'Occident rentre chez lui pacifiquement.et ce héros se transforme en saint. L'idée lui vient en ce moment de finir ses jours en pauvre homme, uniquement occupé à bâtir des églises de pierre, après avoir été le bouclier de l'Eglise spirituelle. Il veut utiliser à ce travail humblement glorieux les derniers efforts d'un bras qui a été la terreur des Infidèles. Il se décide enfin à quitter femme et enfants, tout le bonheur de sa vie, toute la joie de son cœur. . . . Mais, ici, nous nous sentons par trop inférieur à nos vieux poètes, et cédons la parole à l'un d'eux (2) :
Le noble duc Renaud, qui eut si grande seigneurie, — A l'amour de Jésus nuit et jour s'étudie. — Il déteste l'honneur de la mondaine vie; — Il dit qu'il s'en ira en une terre étrangère, — Où personne des siens ne le pourra plus voir — Et où il cherchera la pénitence dans la pauvreté.
Le bon duc et sa femme passèrent toute la nuit à deviser ensemble: — Un peu avant le jour la dame s'endormit. — Le Duc alors se vêtit — D'une cotte de^'-m qu'il avait préparée, — Et quand il fut tel qu'il se voulait,— Il s'approcha de la Duchesse, qu'il aimait d'un cœur sincère. — — Au moment de ce départ, il se mit à pleurer — Et lui dit doucement : « Adieu, ma douce amie : — Je m'en vais en exil pour Dieu, et je le prie « — De daigner si bien maintenir votre vie — Qu'à la fin vous ayez de « Dieu la compagnie. » — Alors il s'éloigne et pleure tendrement.
Et sachez que son cœur est vivement ému — De ce qu'il laisse ainsi sa femme et sa belle maisnie. — Mais c'est en Dieu qu'il a mis toute son âme: — lia oublié toutes les vanités de ce monde, — Et Dieu saura bien lui en rendre parfaite courtoisie.
Quelque temps après, en effet, Renaud meurt à Cologne,et rend l'âme en martyr sous les coups des maçons, ses compagnons de travail, à l'ombre de ces murs de l'église Saint- Pierre que ses très nobles mains ont aidé à construire. Il
1. Le poète du X1II« siècle nous l'a gâté : il le fait, sans doute, mourir comme un saint, mais il le rend, pendant sa vie, coupable de plus d'un crime. Le chanson primitive devait être plus homogène.
2. Nous traduisons ici le manuscrit de la Bibliothèque Nationale, fonds français, 764 (Olim, 7182). Ce manuscrit renferme un remaniement du XlVe siècle.
meurt, et de beaux miracles éclatent autour de son cercueil, qui bientôt va devenir une châsse...
Il faut nous arrêter ici ; mais nous sentons trop bien que nous n'avons pas reproduit la chaleur, le mouvement, la vie qui circulent énergiquement dans le corps de ce robuste poème. Non, nous n'avons pas raconté les grandes batailles, les mistes mes/ces, les grands coups de lance et d'épieu, les grands entrechoquements des chevaux à la croupe tiulée et des hommes aux brans acérés et aux escus listés, les duels gigantesques, les têtes coupées, les chevaux sans cavaliers et qui errent sur le champ de bataille, et le cri « Montjoie » retentissant au milieu de la défaite ou de la victoire. Nous n'avons pas parlé, comme il eût convenu, de ce cheval Bayard qui joue dans cette action le plus beau rôle après Renaud ; qui porte en même temps, comme un léger fardeau, les quatre fils du vieil Aymon ; qui enlève glorieusement le prix des courses à Paris (oui, le prix des courses: que ne lisez-vous ce poème, ô membres de notre Jockey-Club?); qui est l'ami intime de Renaud, qui a l'honneur d'être haï par le grand Charles lui-même et qu'à la fin de notre chanson le trop vindicatif empereur veut traîtreusement faire périr. Mais Bayard échappe à son royal ennemi, et l'on assure qu'il est encore aujourd'hui dans la forêt des Ardennes, où l'on entend quelquefois ses formidables hennissements. En toute sincérité, nous devons déclarer que nous ne les avons pas entendus par nous-vicme : nos lecteurs ont peut-être été plus heureux.
IL — Le drame. ^>
Le Mystère du siège d'Orléans.
=;OUTES les fois que ce nom glorieux « Jeanne d'Arc », est prononcé en France, il y a un frémissement. Il semble que ce seul mot soit capable d'adoucir toutes nos haines et d'unifier toutes nos âmes : Jeanne est la personnification catholique et vivante .. de la Patrie.
Celle qui a si virilement chassé l'Anglais d'un sol qu'il
déshonorait; cette simple fille de campagne, armée d'un Ave Maria, sera encore puissante après sa mort et nous contraindra à être plus fiers devant nos orgueilleux voisins. Au lieu de nous courber devant eux, nous passerons la tête haute en évoquant dans nos cœurs le souvenir de notre « patronne ». Si jamais (ce qu'à Dieu ne plaise) la guerre éclatait entre les deux nations rivales, Jeanne saurait bien marcher à notre tête, guerrière invisible; et grâce à elle, nous chasserions de leur insolente prépondérancedans les conseils de l'Europe ceux que la Pucelle a si glorieusement chassés d'Orléans.
DANS les Comptes communaux d'Orléans pour les années 1435 et 1439, on a trouvé la mention de dépenses municipales faites par les Orléanais, à l'effet de construire des escJiaffaiilx pour certain uiistaire. C'est ce Mystère, c'est ce Drame qui est aujourd'hui connu sous le nom inoubliable de Mistere du siège d'Orléans.
Dès 1429, et le jour même de leur délivrance, les Orléanais avaient organisé spontanément une procession solennelle ; dès 1435, une fête dramatique fut jointe à la fête religieuse, et il n'est pas permis de douter que notre Mystère ne soit celui dont parlent les Comptes de 1435 et de 1439. Le manuscrit du Vatican, qui nous en a conservé le texte, n'est pas postérieur à 1470 : c'est donc entre 1435 et 1470 qu'il faudrait placer, à tout le moins, la première représentation de notre drame : on peut croire qu'il est beaucoup plus voisin de la première que de la seconde date Par une ingénieuse hypothèse (mais ce n'est qu'une hypothèse), on a supposé que ce Mystère, d'une mise en scène fort coûteuse, aurait été joué aux frais d'un des millionnaires du XV<^ siècle qui ont laissé dans le monde la plus odieuse réputation : nous • voulons parler de ce Gilles de Rais qui passe fort légitimement pour être le type de Barbe-Bleue. Une telle supposition nous séduirait assez, mais elle n'est pas nécessaire pour établir l'antiquité du drame, et il est parfaitement hors de doute que nous avons affaire à une œuvre du X V*^ siècle, et qui, suivant toute probabilité, A ÉTÉ COMPOSÉE ET REPRÉ- SENTÉE DU VIVANT DE JEANNE D'ARC.
Mais ce drame offre-t-il véritablement un intérêt historique ? Non, suivant M. Quicherat qui n'y voit qu'une pâle et serv'ûe copie du /ûurna/ du Stèg-e ; oui, suivant M. Guessard qui en a intégralement public le texte. Gravunatici certant. M. Guessard, cependant, allègue plus d'une bonne raison. Il a entrepris devant ses lecteurs la comparaison détaillée du Journal avec le Mistcrc, et a établi qu'entre ces deux documents il y a de graves et nombreuses différences. Ce sont, à ses yeux, deux documents historiques, véritablement historiques, et qui se complètent l'un par l'autre. Là s'arrête M. Guessard, et nous voulons aller plus loin.
Alors même qu'elle ne serait pas un document absolument historique, nous affirmons que cette œuvre serait encore d'un intérêt puissant. Elle nous montre, en effet, quel a été, au XVe siècle, le sentiment public sur Jeanne d'Arc dans cette région même de la France oii le peuple l'a vue à l'œuvre. C'est par là que ce Mistère peut nous aider à réfuter plus d'un historien contemporain. Jeanne d'Arc, en effet, a vivement embarrassé tous nos auteurs à' Histoires de France : elle les a fait délirer, et c'est à son sujet que se sont manifestées les plus étonnantes folies. Devant cet être presque surnaturel, les impies se sont arrêtés, surpris. Puis ils ont voulu expliquer ce qu'ils ne voulaient pas, ce qu'ils ne pouvaient pas comprendre. De là mille systèmes aussi ridicules qu'odieux. Les uns font de Jeanne une druidesse, les autres une hallucinée. Analysons rapidement notre drame, et voyons ce que pensait de Jeanne d'Arc le siècle même de Jeanne d'Arc.
L'ŒUVRE est plus que médiocre au point de vue de l'art, et je ne suppose pas que personne ait l'impossible courage de lire ces vingt mille méchants vers; mais si le style du drame est des plus lourds, il y a quelque souffle, quelque vie dans l'action. Grâce à Dieu, les trois unités ne sont pas nées, et l'amour tragique est absent. Comme dans tous les Mystères, les personnages sont innombrables, et ne posent pas. Il y a des batailles sur la scène, de vraies batailles, comme dans nos pantomimes militaires. La scène change cent fois, et certaines rubriques sont naïves comme celle-ci :
« Il y a pause longue, et montent en mer tous en belle ordon- « nance. )) Le théâtre est divisé en plusieurs compartiments, dont le plus élevé, comme nous l'avons dit ailleurs, représente le Paradis : cela vaut mieux, je pense, que les quelques pieds carrés oia des acteurs en longue perruque blonde représentaient le Ctd ou Briianfiicus. Au milieu de ce pêle-mêle, jetez seulement quelques caractères vigoureusement composés, et vous aurez le théâtre de Shakespeare. Ce théâtre est issu de nos Mystères : nous avons déjà insisté sur cette honorable et évidente origine.
La scène de notre drame s'ouvre en Angleterre. Salebry (lisez Salisbury) tient un Conseil et veut achever, par la prise d'Orléans, la conquête de toute la France. On se rend à son avis, on part, on arrive devant ce dernier boulevard de la France aux abois. Un assaut terrible est donné : Salebry y meurt des premiers, et Talbot lui succède dans le commandement. Les assiégés font une sortie : ils sont vaincus. Une épouvantable détresse sévit alors dans la pauvre ville abandonnée ; mais le courage des assiégés se maintient audessus de leur fortune, et les Orléanais se montrent en cette occasion les dignes représentants de la vieille bravoure française. Quel espoir cependant leur demeurait-il encore? Où était le Roi ? Que pouvait-il ? Non, tout était perdu. Il ne restait plus qu'à bien mourir, en Français, en chrétiens, sans peur et sans reproche, derniers enfants, derniers soldats d'un grand pays qui jadis s'appelait la France. Les Orléanais n'ont pas un cœur qui s'effraie, et se préparent placidement à la mort. Quel effet ne devait pas produire ce drame populaire joué à Orléans même, et devant ceux qui avaient été les héros du véritable siège ! Parmi les acteurs du drame, il en était certainement plus d'un qui jouait sans doute au théâtre le même rôle, le même personnage que dans la réalité. Ah ! comme ils devaient battre, ces braves cœurs Orléanais, à ce spectacle qui leur rappelait de si glorieux, de si récents souvenirs ! Pour trouver un pendant au Mystère du siège d'Orléans, il faudrait remonter jusqu'aux Perses d'Eschyle.
Mais nous avons affaire à un pays chrétien, et avions tort de présumer tout à l'heure que tout était perdu. Pour une nation, comme pour une âme chrétienne, le désespoir est un
sentiment inconnu. Voici que le dramaturge du XV^ siècle transporte hardiment son action au Paradis. Sur la terre, au bas des escJiaffaulx^ Charles VII est agenouillé et prie :
O Dieu très digne et glorieux, Puissant, éternel roi des cieulx, Je vous pry, ayez souvenance De moy desplaisant, soucieux Quand je regarde de mes yeulx Mon royaume qui est en doubtance.
Notre-Dame alors, dans le ciel, prend la parole et se tourne vers son fils Jésus :
O chier fils, très dévotement
Et très affectueusement
Je vous requiers, tant que je puis,
Que ne souffrez aucunement
Au monde tel encombrement :
C'est que le Roy des fleurs de liz,
Qu'i soit par estranges soumis.
O mon fils, doulcement vous prie
Que ce fait vous ne souffrez mie
De nostre bon Roi chrétien
Que perde ainsi la seigneurie
De France et noble monarchie.
Oui est si noble terrien :
C'est le rov.aume qui tout soustient
CHRESTlENNETÉet la maintient. . .
« La rime n'est pas riche et le style en est vieux, l» sans doute; mais il y a là une belle fierté nationale qui exhale un bon parfum de piété catholique. Et l'on ne trouve plus dans notre théâtre ni cette fierté, ni ce parfum.
Après Notre-Dame, on voit alors se lever dans le Paradis les deux patrons d'Orléans, saint Euverte et saint Aignan. A tant de supplications Dieu répond que la France avait mérité son châtiment (ce qui n'était que trop vrai) ; mais il se laisse enfin fléchir et, s'adressant à saint Michel :
Au plus près d'un petit village,
Lequel est nommé Ûomprémy,
Qui est situé en la terre
Et seigneurie de Vaucouleur,
Là trouveras, sans plus enquerre,
Une pulcelle par honneur :
En elle est toute doulceur ;
Bonne, juste et innocente,
Qui m'aime du parfont du cœur...
Saint Michel se laisse tomber de ciel en terre, et apparaît, tout enveloppé de lumière, à la pauvre Jeanne : « Pause « d'orgues. Et vient devers la Pulcelle gardant les brebiz de « son père et queusant en linge. »
Jeanne hésite : elle recule devant cette mission terrible que Dieu veut confier à sa toute-faiblesse. Elle ne peut se croire appelée à sauver la France, à sauver le Roi ; mais elle veut, avant tout, se soumettre aux ordres de Dieu :
A Dieu je voulclroye obéyr Et très humblement le servir.
A mon povoir, sans mesprison, Et tousjours, en toute saison Vueil estre sa povre servante.
Attendant sa vraye maison Lassus ou ciel, où est m'entente...
Elle se relève, et va, pleine de confiance, accomplir les volontés de Dieu sur la France.
Ces scènes célestes sont plus d'une fois renouvelées dans notre drame.Plus d'une fois Dieu et Notre-Dame,saint Aignan et saint Euverte, interviennent, agissent et parlent. Voilà, voilà le théâtre d'un peuple religieux,qui ne craint pas de faire profession de sa foi et de son amour sur cette scène où les seuls vices ont de nos jours le droit d'entrée. Le reste du drame suit exactement le cours des événements. La Pucelle pénètre dans Orléans, son épée au poing, sa bannière devant elle. Elle y est reçue en triomphe, mais ne songe pas un instant à se reposer de ses longues fatigues, et monte vaillamment sur les murs de la ville, d'oi^i elle fait aux Anglais une double sommation très fière qui ne provoque que le rire et le dédain de ces vainqueurs. Alors elle se lève, terrible comme la Vengeance de Dieu, et lance à son armée cette allocution superbe :
Or sus, messeigneurs et amys, Faittes trestous, je vous en prie, Et allons voir nos anemys Plains d'org^leil et de vilanie :
Il est temps, l'eure est accomplie, Que nul n'en dififere ne tryve :
Mes ayez tous chière hardie Et cel qui m'aimera me suyve !
^iS UN ROMAN ET UN DRAME DU MOYEN AGE.
On se précipite alors sur l'Anglais et l'on donne à son orgueil une des plus légitimes et des plus terribles leçons qu'il ait jamais reçues. Ce n'est pas la dernière qu'il soit peut-être appelé à recevoir.
Orléans cependant n'est pas encore délivré : Dieu envoie saint Aignan et saint Euverte comme des ambassadeurs lumineux, comme des messagers de victoire aux Orléanais menacés. Le 6 mai, forts de ce secours céleste, ils emportent la bastide des Augustins et Saint-Jean-le-Blanc ; le lendemain ils sont maîtres des Tournelles. C'en est fait : les Anglais sont en fuite, en fuite devant la France et devant Dieu. Et par qui Dieu et la France sont-ils représentés ? Par une bergerette, par une pauvrette, par une fillette sans défense, qui déclare elle-même remplir un rôle tout surnaturel et ne tenir ses victoires que de Dieu. Après ses nouveaux triomphes à Jargeau et à Patay, elle affirme de nouveau, elle affirme pour la centième fois qu'elle est une envoyée de Dieu ; elle témoigne aussi, pour la centième fois, de son vif amour pour la Vierge et la sainte Église, et le drame se termine par ces bonnes paroles que lajeune Victorieuse adresse à ses Orléanais
Dont, mes amys, je prans congié de vous, Vous mercyant ce qu'avez fait pour nous, Priant à Dieu qu'i le vous veille rendre, Comme François loyau.x par dessus tous : Si vous encharge faire processions Et louer Dieu et la Vierge Marie.
Jeanne a été entendue, et le 8 mai dernier, la Procession qu'elle demandait a traversé pour la quatre cent soixantetroisième fois les rues de cette noble ville qui ne sera jamais ingrate.
NOUS voulons de tout ce qui précède tirer cette seule conclusion : C'EST QUE LES CONTEMPORAINS DE
Jeanne d'Arc,c'est que ceux qui ont vu Jeanne d'Arc A l'ceuvre croyaient fermement, inébranlablement, A SA mission surnaturelle. Ils avaient sous les yeux un miracle, et le constataient avec la simplicité des témoins oculaires. Certains « historiens » qui écrivent plus de quatre
cents ans après la libératrice de notre territoire, ont voulu et veulent encore la juger autrement que ses contemporains ne l'ont jugée. A qui devons-nous ajouter foi ? Aux témoins, ou aux insulteurs du miracle ? Croyons les témoins. Jeanne a vécu en pleine histoire, et non en pleine légende. Elle a donné son propre avis sur elle-même : il faut la croire : sinon prouver qu'elle était folle, ou qu'elle a menti. Nous sommons nos historiens d'avoir à sortir de ce dilemne. Le Mistère du siège d'Orléans est un nouvel argument contre leurs sophismes. Nous espérons que sa publication, qui était presque superflue au point de vue littéraire, aura pour effet de ramener tous les esprits sincères au sentiment d'une admiration religieuse et d'un véritable culte pour la chaste héroïne, pour la Sainte qui a sauvé la Patrie.
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