‹ La littérature catholique et nationaleChapitre 152 sur 161 · II. DOM GUÉRANGER · texte numérisé non relu

II. DOM GUÉRANGER

et nous conduit en réalité dans une des basiliques des premiers siècles ; il se place auprès de nous, il nous explique à voix basse tout ce qui passe sous nos yeux ravis. Et chacun de nous ne peut plus que s'écrier : « Je sais, je vois, je crois ! » C'est ainsi que l'abbé de Solesmes a rempli la double mission que Dieu lui avait donnée : « Faire comprendre la « liturgie de l'Eglise romaine ; la faire aimer. » Si tous les esprits, si tous les cœurs ne se sont pas rendus, ils sont disposés à se rendre. Ils voient qu'aux seuls rites de Rome appartiennent ces trois caractères capitaux : l'Antiquité, l'Autorité, 1 Unité. Et quant à ce quatrième caractère essentiel qu'on a contesté à la liturgie des Souverains-Pontifes, quant à la Beauté, l'abbé de Solesmes a, d'une main forte, écarté tous les voiles qui en cachaient le rayonnement. Sa démonstration est complète, et il a pu se reposer dans le triomphe de sa cause. J'aime à croire qu'une de ses récompenses dans le ciel consistera à voir et à entendre sur la terre cette belle unité de prière dont ses travaux auront assuré ici-bas la victoire durable et sans doute immortelle.

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