I. Bkagavata-Purâna, VII (tome I, p
Nous arracherons maintenant nos lecteurs au charme puissant de cette terrible poésie, et nous les transporterons dans le pays de la Vérité. Examinons comment cette conception d'un Dien vainqueur, d'un Dieu triomphant, aura été interprétée par la poésie hébraïque, par cette poésie qui seule a eu l'étonnant privilège de n'être jamais au service de l'erreur. Nous allons être élevés à une distance infinie au-dessus du génie grec et du génie hindou. Nous rampions, nous allons voler.
La terre a été agitée, elle a tremblé.
Les racines des montagnes ont été ébranlées elles ont frémi d'effroi :
C'est que Jéhovah est irrité.
De ses narines s'élève la fumée de sa colère. De sa bouche divine sort le feu ; L'incendie s'est embrasé soudain.
Dieu abaisse les cieux, il descend, Sous ses pieds sont les ténèbres.
Il s'est élancé sur les chérubins, il vole, 11 vole sur les ailes du vent.
Il a fait sa citadelle des ténèbres,
Il les a déployées autour de lui comme une tente,
Il s'est enveloppé dans l'obscurité des eaux supérieures, dans les nuées.
Mais les nuées se fendent à cause de la splendeur de la présence divine. Il en sort de la grêle et des charbons de feu.
Du haut du ciel, Jéhovah a tonné.
C'est la grande voix de Dieu qui retentit dans les nues,
Il en sort de la grêle et des charbons de feu.
Le Très-Haut a lancé ses flèches qui sont les éclairs, et ses ennemis ont été dispersés,
Le divin archer les lance en plus grand nombre, Et voilà les impies en déroute.
La terre est déchirée par la foudre : alors apparaissent les abîmes d'eau qui sont dans ses profondeurs.
Alors sont mis à nu ses fondements.
Et qu'est-ce que tout cela ? C'est Jéhovah qui menace la terre, C'est la colère de Jéhovah qui passe (')•